Jeudi 13 juin 2013 4 13 /06 /Juin /2013 08:47

Ce « dernier » article a été rédigé en France, je suis donc bien rentré sain et sauf, où j’ai retrouvé ma famille et mes proches. Quelle sensation étrange de revenir en France, de refouler les lieux connus et la maison d’enfance. Dans cet article je reviens sur mon voyage retour puis je fais le bilan de cette année en Nouvelle-Zélande. Mais tout d’abord je vous livre deux mots sur la fin du wwoofing  à Warkworth.

Mai 2013 - Caretaker Farm Wwoof (163)

La nouvelle-Zélande : il fut difficile de quitter un tel paradis.

Cette dernière semaine de Wwoof passe rapidement, j’œuvre toujours sur la confection de la tenture pour protéger le four des fortes pluies d’hiver. Le four d’argile, qui par ailleurs, durant mon jour de repos, a vu une partie de son toit s’effondrer sous le poids de Fabrice et de Florent ; mais heureusement plus de peur que de mal pour eux (pour le four cela se reprendra). J’assiste au départ de Gordon, d’Isabel et Thuy-An, au retour de Nozomi et à l’arrivée de nouveaux wwoofers sur la ferme : Joy et Maxence (des Calédoniens). Le soir de leur arrivée nous avons même droit à un « bomb fire » (feu de camp). Nous faisons chauffer au-dessus des braises quelques marshmallows que nous dégustons en musique (avec Audrey au djembé et Fabrice à la guitare).

Le samedi matin je redécouvre le marché de Matakana, je craque pour un bon hamburger à la viande de buffle et au bleu maison : un régale pour 10DNZ. Le marché est toujours aussi côté et il y a foule. Avec les autres wwoofers, nous profitons pleinement de cette sortie. Florent améliore le train-train quotidien en égayant nos papilles avec ses recettes de pâtissier dont une excellente mousse au chocolat. Florent et Julie font aussi l’acquisition d’une voiture. Et pour fêter cela, ils nous invitent tous à bords pour rejoindre et découvrir le joli littoral près du hameau de Leigh, notamment Goat Island. Le 23 mai je fais mes adieux et je quitte les lieux pour la troisième fois, mais cette fois-ci c’est synonyme de quitter le pays. Je rentre en bus sur Auckland depuis Warkworth.

Mai 2013 - Caretaker Farm Wwoof (138)

Les bâches pratiquement toutes en places, le travail sur le four ressemble à un projet secret !        

Mai 2013 - Caretaker Farm Wwoof (146)

La réserve de Goat Island sera ma dernière découverte en Nouvelle-Zélande.

Mai 2013 - Caretaker Farm Wwoof (180)

Le jour de mon départ de la ferme (de gauche à droite : Julie, Florent, Camisa, moi-même, Kiyomi et Frodo !).

Je suis vraiment impatient de retourner sur Auckland, car malgré la tristesse de quitter ce fabuleux pays, je vais retrouver ma chérie à l’aéroport. En effet comme je l’avais déjà dévoilé dans le précédent article, j’ai décidé de vivre un dernier sursaut d’aventure avant de rentrer en France. J’ai donc choisis de m’arrêter quelques jours à Melbourne, une grande mégalopole australienne de 4 millions d’habitants (la population néo-zélandaise en gros). Ce sera l’occasion de voir un peu d’Australie (c’est la porte à côté) et puis découvrir une ville que l’on m’a fortement recommandé et où j’aspirais à travailler. Et puis surtout, je vais pouvoir rester encore un peu avec Eva puisqu’elle peut m’accompagner pour l’Australie. Nous nous retrouvons donc à l’aéroport dans un parfait timing (mon bus et son avion provenant de Wellington arrivant dans le même quart d’heure). Après nos heureuses retrouvailles nous nous préparons pour la suite du voyage.

Nous passons la nuit dans un hôtel proche de l’aéroport et le lendemain le vendredi 24 Mai c’est le jour du départ. Notre vol est à 17h50 mais nous nous rendons dès 11h00 à l’aéroport international d’Auckland sous un franc soleil. Nous faisons filmer nos bagages qui vont en soute, et les enregistrons. Puis nous patientons un peu dans les immenses halls où se dressent des statues de guerriers nains issues du film du Hobbit. Nous mangeons en compagnie de ces colosses de polystyrène avant de nous présenter aux douanes. Et  là, j’ai le droit à un petit moment de stress aux portiques de sécurité : ma réplique de la clé d’Erebor du film du Hobbit me vaut de vider mon sac à dos. Les douaniers n’arrivaient pas identifier l’objet métallique (j’avais moi-même oublié que c’était du métal et non une résine). Après vérification je peux passer et conserver mon souvenir ! Nous utilisons le reste du temps libre pour déambuler dans les boutiques duty free.

En fin d’après midi, nous nous rendons jusqu’à la porte d’embarquement et montons à bord de notre avion : un Airbus A380 de la compagnie Fly Emirates. Cet appareil est vraiment un géant du ciel avec ses 2 ponts et ses 4 immenses réacteurs. À l’intérieur c’est le grand luxe et c’est très spacieux ; nous n’avons pas l’impression d’être en classe économique. Les repas suivent cette tendance, nous sommes simplement heureux. J’oublis ainsi que je quitte le pays des Kiwis pour le pays des Kangourous ! Le vol ne dure que 4 heures nous suivons la course du soleil et il n’est donc que 20h00 avec le décalage horaire quand nous arrivons à Melbourne. Une fois nos bagages récupérés, nous nous présentons aux douanes et là pas de problèmes à la sécurité avec ma clé d’Erebor mais rebelote je suis invité à suivre les lignes pointillées rouges au sol (le chemin normal étant le jaune).

Mais cette fois-ci, je sais que cela vient du fait que j’ai déclaré du bois (objet maoris), des coquillages et une grosse graine, et les douanes veulent juste s’assurer que rien d’illégal ne rentre sur le territoire. L’inspection ne dure que 5 minutes ; j’avais préparé une boite accessible dans mon sac avec tout ce qui était susceptible de poser problème aux douanes. Résultat la douanière me confisque ma graine d’arbre mais heureusement que je l’avais déclaré sinon c’était 300$ d’amende en cas de contrôle. Je suis un peu gêné d’impliquer Eva là dedans ! Nous oublions vite ceci et prenons un taxi (45$) pour rejoindre le quartier de Newmarket dans la banlieue de Flemington. C’est là que se trouve la maison de Zarleen et Stephen, les amis d’Eva qui nous invitent chaleureusement pour ces quelques jours. Nous arrivons finalement plus fatigués que je ne l’aurai imaginé après cette longue journée, et nous trouvons rapidement le sommeil dans un bon lit préparé à notre attention.

24 Mai - Auckland et Aéroport (5)

Ces statues en polystyrène imitant à la perfection la pierre ont été prêtées par les studios Weta.

24 Mai - Auckland et Aéroport (31)

Eva contemplant l’A380 qui nous emmènera à Melbourne.

24 Mai - Auckland et Aéroport (37)

Une caméra placée sur l’empannage nous permet de suivre le décollage comme dans un jeu vidéo.

Le lendemain le samedi 25 Mai, je prends le temps de faire plus amples connaissances avec Zarleen et Stephen. Ils ont prévus pour cette journée de nous donner un petit aperçu de Melbourne, et pour commencer ils ont choisis de nous faire découvrir le quartier de St Kilda. Pour rejoindre ce charmant quartier au bord de Port Phillip Bay, nous allons en premier lieu au centre ville de Melbourne à bord d’un train de banlieue. Nous arrivons à l’ancienne gare victorienne de Flinders, caractéristique avec sa façade peinte dans les tons ocre et dorés et ses toitures de cuivres oxydés. Nous empruntons un pont qui enjambe la rivière Yarra et longeons un immense parc. Malgré les eucalyptus, je retrouve dans Melbourne une végétation plus européenne avec ses platanes et ses autres arbres à feuilles caduques.

Puis nous continuons à bord d’un tramway. Nous arrivons à St Kilda sous le soleil, je n’ai pas l’impression d’être en fin d’automne, impression renforcée avec la présence des palmiers. Nous commençons par parcourir la grande rue principale d’Acland street où circule le tram. Il y a une multitude de pâtisseries (une majorité avec l’étiquette française !), des restaurants et des cafés. Après un lunch de bonne heure avec un succulent hamburger, nous allons à un marché « handmade & vintage ». Ce dernier occupe, chaque dernier samedi du mois, le premier étage du St Kilda Memorial Hall. Puis nous longeons un parc d’attraction Luna Park pour rattraper la plage, en chemin nous nous arrêtons pour déguster quelques pâtisseries.

25 Mai - Melbourne (131) Le Luna Park de St Kilda avec son grand huit « Scenic Railway » restauré en 2005 mais qui date de 1911 (c’est le plus ancien encore en activité au monde).

25 Mai - Melbourne (46) D’immenses plages bordent Port Phillip Bay : une véritable petite mer de 50Kms de côtés et peu profonde (24m au maximum).

25 Mai - Melbourne (50)

Melbourne a conservé un important réseau de tramways, il y a même des rames restaurants comme ici dans Acland street!

Après cette petite marche nous reprenons le tram pour retourner au centre-ville. Nous sommes contraints de descendre à cause d’un problème technique sur la rame nous précédant. Cela nous rallonge un peu mais nous avons ainsi la possibilité de découvrir les quais de la rivière Yarra surplomber par les hauts gratte-ciels. Nous parcourons ensuite tout un réseau de rues piétonnes vraiment étroites coincées entre les buildings, qui fourmillent d’activités. Parfois celles-ci s’engagent sous les immeubles ou se connectent via des galeries aux magnifiques verrières. Dans une de ces arcades, nous nous arrêtons dans un café où il est d’usage de dessiner sur les nappes. Nous effectuons un passage furtif dans un immense centre commercial sur 8 étages puis notre petit groupe achève sa course à la gare centrale de Melbourne (le centre névralgique de la ville). Nous rentrons chez Zarleen et Stephen après cette longue journée riche en souvenir, nous ressortons juste pour aller manger dans une pizzeria dans le quartier.

25 Mai - Melbourne (17) - CopieLes rives de la rivière Yarra qui traverse Melbourne.

25 Mai - Melbourne (143)

Une boutique de Macarons au centre de la Royal Arcade, galerie construite en 1869.

25 Mai - Melbourne (91)

Dans la gare centrale se dresse une immense tour en brique d’une ancienne manufacture de 1888 qui a été mise sous un immense cône de verre.

Le dimanche, nous entamons tous ensemble une nouvelle journée de découverte. Nous prenons la direction de Brunswick street dans le quartier de Fitzroy (au Nord-Est du centre-ville). Ici, ce n’est plus l’atmosphère estivale et côtière de St Kilda ; le petit Miami de Melbourne. C’est un quartier très british, qui rappelle la banlieue londonienne avec tous ces bâtiments en briques. Mais la touche d’originalité du lieu est son omniprésent « street art » qui est d’une part toléré et qui est en adéquation avec une culture bohème des lieux. Sous une petite bruine nous marchons devant les pubs, les boutiques de vêtements, les disquaires, et d’autres magasins vendant de l’art sous diverses formes.

On dirait qu’il y a une course à la devanture la plus loufoque avec des enseignes géantes et des graffitis. Même si l’artère principale arbore ces fresques murales urbaines, ce sont dans les petites allées annexes que l’on trouve de véritable chef-d’œuvre artistique. L’art est partout, les mobiliers urbains sont appropriés comme support ; l’ensemble est finalement harmonieux malgré qu’il soit parfois un peu kitch et surchargé. Nous déjeunons au « Vegie Bar » : un restaurant végétarien réputé qui se tient dans un ancien hangar industriel reconverti. Pour cette  première, je suis conquis par le contenu de mon assiette : une salade de pâtes de riz et de germes de soja accompagné de tofu fris et de poivrons grillés.

26 Mai - Melbourne (5)

26 Mai - Melbourne (29)

26 Mai - Melbourne (48)

26 Mai - Melbourne (64)

Fitzroy : un quartier bariolé, tagué, et décoré qui ne laisse pas indifférent.

Dans l’après-midi nous rentrons sur le centre ville de Melbourne pour aller voir l’exposition d’Hollywood costume présente à l’ACMI (Autralian Centre For the Moving Image) près de Federation Square. Pour 20$ nous avons ainsi la chance de contempler les costumes les plus célèbres et emblématiques d’Hollywood. La collection comprend une centaine de pièces dont les tenues d’Uma Thurman dans Kill Bill, de Keanu Reeves dans Matrix, de Jonnhy depp dans Pirates des Caraïbes. Il y a aussi les robes de Sharon Stone dans Basic Instinct, de Marilyn Monroe dans 7 ans de réflexion et la combinaison de Kim Basinger dans Batman Returns. Les costumes des films d’époques sont aussi bien représenter : comme ceux des films Gladiator, Marie Antoinette, et du Dernier Empereur.  

Il y a même les tenues plus récentes du dernier Spiderman et du Batman The Dark Knight. Certains costumes très simple et minimaliste sont présents comme le débardeur ensanglanté du sergent Mc Cain porté à l’écran par Bruce Willis ou la tenue d’Arnold Schwarzenegger dans le Terminator 1. Une belle exposition atypique qui nous aura bien replongée dans l’univers de tous ces films cultes. De retour à la maison des amis, je me propose de m’occuper du repas : des crêpes accompagnées de bleu, de feta, d’épinard béchamel et de filets de truite (je retente le repas cuisiné lors de mon anniversaire!). Auparavant j’effectue donc les courses avec Eva au supermarché du coin, je m’en sors pour 40$ (deux fois moins chère que la Nouvelle-Zélande !). Cette recette simple et succulente fait toujours bonne impression.

26 Mai - Melbourne (98)

Un moyen de transport original : un carrosse ici devant Flinders station.

26 Mai - Melbourne (57)

Les costumes du film The Great Gatsby présents à l’extérieur de l’exposition et les seuls autorisés à être photographiés.

Cette journée du lundi commence sous la grisaille. Zarleen et Stephen étant au travail, je suggère à Eva de nous rendre au parc zoologique de Melbourne. Nous pourrons y voir la faune endémique de l’Australie en étant loin du bush et du désert. Nous atteignons les grilles du parc, en moins d’une demi-heure, en ayant marché et pris le tram en direction de l’Est. Le zoo est assez grand, il nous est recommandé d’y consacrer 3 heures pour en faire le tour (l’entrée est à 23$). Il y a différents circuits thématiques à l’intérieur : les singes et primates, les animaux d’Asie (tigre, éléphants,…), ceux d’Afrique (Babouins, girafes, zèbres lions et hyènes), ceux d’Australie, les reptiles …etc. Nous prenons le temps de pratiquement tout parcourir sous un ciel gris mais lourd. Les enclos sont grands et bien arborés, le zoo en lui-même est richement décoré et bien aménagé. Pour Eva c’est la première fois qu’elle voit des éléphants, me concernant c’est l’ornithorynque, les wombats et les koalas qui sont une grande première. Dans l’enclos des kangourous et des émeus, il m’est même permis de caresser un kangourou venu par curiosité dans cet enclos semi-ouvert au public.

27 Mai - Melbourne Zoo (49)

27 Mai - Melbourne Zoo (101)

Quelques représentants d’Australie dans le zoo de Melbourne : koalas, kangourous et émeus.

27 Mai - Melbourne Zoo (165)

27 Mai - Melbourne Zoo (97)

Il nous est aussi permis de revoir des animaux Néo-Zélandais comme les phoques à fourrure et les manchots bleus.

Nous rentrons en milieu d’après-midi pour avoir suffisamment de temps de nous préparer. Le soir même, nous allons assister à une avant première du film The Great Gatsby avec Zarleen et Stephen dans le cinéma Como Palace. Nous avons choisi de nous y rendre déguisé dans le style années 20 pour coller à l’atmosphère du film. C’est donc en costume que nous traversons le centre ville de Melbourne pour retrouver Zarleen à son travail. Stephen nous rejoint directement au cinéma. Nous sommes presque les seuls à avoir joué le jeu de nous déguiser mais peu importe, nous passons une superbe soirée. Avant la séance je découvre les glaces typiques des cinémas Australiens qu’ils appellent « ice cream pops » ainsi que le pain à la banane. Après la projection, nous dînons dans un fast-food « Soda Rock dinner » qui recréé l’ambiance de ceux aux USA dans les années 50. Puis nous rentrons à Newmarket en train, toujours parés de nos costumes d’époque !

27 Mai - The Great Gatsby (13) Federation Square de nuit.

27 Mai - The Great Gatsby (1)

Eva, Zarleen, Stephen et moi-même accoutrés comme dans les années folles.

Le mardi c’est notre journée en amoureux, la dernière en Australie et ensemble pour un certain temps alors on profite tout simplement. Nous restons dans le centre-ville de Melbourne. Nous revenons dans la gare centrale pour prendre le temps de redécouvrir les lieux. Nous traversons le Chinatown de Melbourne puis nous arpentons les petites ruelles avant de rallier les berges de la rivière Yarra. Nous marchons sous les 25°C du soleil d’automne, et franchissons la rivière sur une passerelle piétonne. Par la suite nous allons explorer le Queen Victoria Market : un immense marché couvert. Quand nous arrivons sur place les étales viennent juste d’être pliés ! Du coup nous visitons rapidement le bâtiment de la GPO (General post office) reconvertis à l’intérieur en magasins. La ville nous révèle tout un tas de sculptures et de détails architecturaux. Lorsque nous décidons de rentrer, nous sommes conscients qu’il reste tant à visiter. Nous retrouvons plus tard Zarleen et Stephen avec qui nous dînons dans un quartier italien. Puis en soirée, je fais mes sacs, mon avion décolle dans la nuit à 2h40 !

28 Mai - Melbourne central (69)

Rue piétonne près de Flinders train station.

28 Mai - Melbourne central (124) L’intrigant Slim building.

28 Mai - Melbourne central (50) La façade de la GPO reconnaissable à sa tour d’horloge achevée en 1907.

28 Mai - Melbourne central (141) Union lane : une ruelle taguée en plein centre-ville qui se renouvelle continuellement.

(Désolé de ne pas pouvoir mettre d’albums photos pour Melbourne, j’ai utilisé tout mon espace de stockage pour le blog)

Eva m’accompagne jusqu’à l’aéroport, nous patientons pour que je puisse enregistrer mes bagages. Je dois ensuite repasser les douanes et l’immigration mais ma chérie ne peut pas m’accompagner pour la suite du voyage. Alors vient le moment tant redouté, nous faisons nos adieux l’un à l’autre et nous nous efforçons de retenir nos larmes. Après cette séparation douloureuse, j’embarque dans un Boeing 777 de la compagnie Fly Emirates. Je quitte la majestueuse Melbourne, l’Australie, et l’hémisphère Sud. Mon avion fait un ravitaillement à Kuala Lumpur pendant une petite heure (mais il faut ressortir de l’appareil et se retaper les douanes). Neuf heures plus tard c’est l’atterrissage à Dubaï où je dispose de moins d’une heure pour changer d’avion. Je dois à traverser un immense terminal de 2Kms tout en longueur, le tout bien chargé, un peu au pas de course, dans un aéroport potentiellement à risque pour une épidémie de Coronavirus. J’ai donc à peine le temps d’entrevoir le luxe de cet aéroport. Il y a des oasis de verdure miniatures à l’intérieur et de magnifiques décorations recréant des palais des milles et une nuits.  J’embarque 20 minutes avant le décollage d’un Airbus 340 toujours sur la même compagnie. Cette journée extensible parait bien longue car les avions suivent les fuseaux horaires, je suis arrivé à dormir un peu au dessus de l’Australie, de l’Inde, et de l’Europe. J’arrive en France à 19h30 avec un peu d’avance sur l’horaire (j’ai mis 7 heures depuis Dubaï). Il fait frais (ça change des 40°C à Dubaï) et le soleil est bien timide. Je retrouve dans l’aéroport mes parents venus m’accueillir, après une année de séparation. J’ai la curieuse impression de les avoir quittés seulement quelques semaines auparavant ! J’ai aussi du mal à réaliser que je viens de traverser le globe. Mais la boucle est-elle vraiment bouclée tant je rentre différent?

29 Mai - Voyage retour (6) Kuala Lumpur une petite halte sur les 16h30 de vol entre Melbourne et Dubaï. 

29 Mai - Voyage retour (7)

Quelques parts au dessus de l’Océan Indien : une île paradisiaque.

29 Mai - Voyage retour (18)

Le terminal de l’aéroport de Dubaï tel une immense chenille dans un ciel poussiéreux.

29 Mai - Voyage retour (29)

Une épaisse couche de nuages au dessus de la France et sur une bonne moitié de l’Europe ; moi qui espérais ramener du soleil dans mes bagages.

Comme le Hobbit parti à l’aventure sur des chemins remplis de péripéties j’ai eu le droit à  une part d’aventure même pendant le voyage retour. Mais me voilà rentré et voici l’heure du bilan. Je pense que j’ai utilisé mon working holiday visa comme il se devait : 5 mois de Wwoofing-HelpX, 3 mois de travail, et 4 mois road-trip. J’étais venu dans le pays pour « prendre la température », durant un « gap year ». Je ne connaissais personne sur place, je n’avais pas vraiment planifié mon voyage et j’avais un niveau oral d’anglais assez faible. Au final je me suis bien acclimaté, j’ai trouvé mes marques petit à petit, et remplis mon objectif qui était de découvrir le pays. J’ai aussi progressé dans mon anglais au point de me surprendre moi-même (voir des films sans sous-titres et tout comprendre, parler au téléphone, suivre des conversations rapides et compliquées). Et cerise sur le gâteau j’ai rencontré Eva : l’amour de ma vie, c’est une certitude !

J’ai toujours peur de perdre mes acquis linguistiques ici en France. Ce n’était pas ma seule crainte, depuis mon retour je souffre un peu de la maladie « l’impatrié » ; les différences culturelles me sautent aux yeux et je suis vraiment nostalgique de la Nouvelle-Zélande. Par conséquent je me sens quelque part comme étranger en France. Pourtant durant cette année je n’ai jamais coupé mes liens avec la France (suivis les informations et resté en contact avec mes proches et puis le Blog) je dois remercier Internet pour cela. Ce n’est pas le changement survenu en une année en France mais plutôt le vécu en Nouvelle-Zélande qui m’a ouvert les yeux et montré que bien des choses peuvent être vécues différemment. Et le plus difficile jusqu’à présent c’est de devoir vivre l’éloignement avec ma dulcinée, même si nous allons tout faire pour que ce lapse de temps soit le plus court possible.

Ce voyage a été bien plus qu’une simple visite touristique, bien plus qu’un échange culturel, ce fut une thérapie contre le doute, sur ce dont j’étais capable. J’ai beaucoup changé et je ne parle pas uniquement des 20kgs perdus. Je crois que j’ai eu plus de réponses sur moi-même, ici, en une année qu’au cours des dix dernières. Une sorte de psychothérapie par le voyage ? Je le pense. Je sais ce que je souhaite maintenant. Je me dois de foncer et de rebondir sur cette expérience extraordinaire. Je retournerais en Nouvelle-Zélande, je veux y travailler mais surtout y faire ma vie avec Eva. Je souhaite devenir un Kiwi. J’aime tant cette mentalité, cette culture même si tout n’est pas rose pour autant. Il y aura un article Rémi est un kiwi, peut-être dans un an, peut-être dans deux mais j’ai cet objectif devant moi et cela donne un sens profond à biens des choses. Rien ne doit devenir impossible, je me dois de réussir les prochains défis qui s’offrent à moi.

25 Janvier - Glenorchy, Diamond Lake,, Sylvan Lake (95)

Merci à ma chérie d'avoir eu la patience quand j'ai consacré pas mal de temps pour la rédaction du blog pendant le road-trip dans l'île du Sud. Merci à vous lecteurs d’avoir suivi mes aventures, mes galères et mes joies au pays des Kiwis. Ce fut un plaisir de raconter cette année, ce fut aussi pour moi une façon de garder une trace (même si les souvenirs les plus forts sont gravés au fond du cœur). Je crois que votre présence même immatérielle m’a obligé à me surpasser et réussir tout ce que j’entreprenais (je ne m’attendais pas à cet effet venant du blog). J’espère que les informations distillées au fil de mes récits vous auront été utiles. Je salue également toutes les personnes qui ont croisées ma route en Nouvelle-Zélande et en Australie. Je remercie toutes celles et ceux qui ont participées à rendre mon aventure idyllique. Et pour les lecteurs du premier cercle j’espère aussi avoir l’occasion de faire un petit tour de France pour vous revoir.

Vous êtes les bienvenues pour laisser vos messages. Le blog continuera à vivre promis.

Rémi

TO BE CONTINUED

Par remichezleskiwis - Publié dans : Voyage
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Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 08:49

Ceci est sans doute l’avant dernier article de cette aventure d’une année au pays du long nuage blanc. Et à coup sûr le dernier rédigé sur place. Il s’en est passé des choses au cours de ce dernier mois et demi. Les derniers instants à Wellington, puis le retour à Auckland et à Warkworth avec entre temps un retour à Ohakune à deux reprises. Je reviens juste sur les faits marquants.

27 Avril - Mount Victoria (1)

Levé de lune sur la baie de Wellington.

Par où commencer ? Ma vie sur Wellington se poursuit intensivement ; pour ce qui est du travail au restaurant, les dernières semaines sont très disparates en raison d’une fréquentation fluctuante. La fatigue s’accumule et le stress occasionné par la vente de mon van et par la recherche d’emploi pour m’établir durablement dans le pays n’arrange rien. Heureusement je trouve le moyen de me ressourcer avec les sorties.   Par exemple, j’obtiens 3 « day-off »  du 16 au 18 avril. Ils encadrent parfaitement mon anniversaire le 17 ; j’en profite pour quitter un temps Wellington, et ainsi retrouver la campagne, enfin plus précisément la montagne. C’est donc accompagné d’Eva que je retourne, près du volcan Ruapehu, dans la petite ville d’Ohakune. Si vous vous souvenez la dernière fois j’y étais avec Emmeline, la française Pvtiste durant le road-trip dans le plateau central. C’était d’ailleurs notre dernière étape en commun.

Nous prenons donc la route dès 6h00 le matin du 16 pour arriver autour de midi (mais nous avons fais un stop de presque 2 heures à Palmerston North pour quelques achats). Cela me fait tout drôle de revenir à Ohakune dans ce contexte. Nous restons dans le petit chalet familial pour ce week-end improvisé en milieu de semaine. La météo nous invite à rester au chaud, la vue dégagée sur les montagnes sera pour une autre fois. Dans l’après-midi nous passons chez Shirley (une amie d’Eva) et Wendy (la mère de Shirley). Nous discutons jusqu’à la nuit tombée. Nous sommes ensuite conviés à rester pour le dîner. Le lendemain, c’est le jour de mes 28 ans, j’ouvre mes cadeaux, lis mes cartes d’anniversaire et j’emmène Eva pour un pique-nique non loin de Whakapapa village. Nous nous rendons à Tawhai Falls. Encore une fois je ne fais que redécouvrir les lieux. Mais Eva admire pour la première fois cette jolie cascade qui apparaît dans le Seigneur des Anneaux (Henner Annûm). Après un pique-nique sous la pluie nous ne nous attardons pas et rentrons à Ohakune.

En soirée nous invitons en retour Shirley et Wendy pour le dîner. Je cuisine des crêpes que nous garnissons au choix avec du bleu, de la feta, du saumon fumé et des épinards béchamel. Le lendemain nous devons retourner sur Wellington. Nous repartons en fin de matinée d’Ohakune. Nous prenons un autre itinéraire pour rentrer ; nous passons par Wanganui (où j’ai postulé pour du travail), je me fais ainsi une meilleure idée de l’endroit. Coupé par une rivière, cette ville de 40 000Hts est un lieu vraiment paisible. Nous pique-niquons dans Kowhai Park, au milieu d’une immense aire de jeu. Après le repas, nous décidons de nous rallonger un peu pour nous rapprocher du Taranaki et découvrir cette région de pâturages, réputée pour son industrie laitière. Nous passons la petite localité côtière de Patea où nous faisons une pause le long de la côte, puis nous continuons jusqu’à Hawera. Le ciel, plus dégagé, nous permet juste de distinguer les premiers contreforts du Volcan Taranaki. Nous décidons de faire demi-tour et de rentrer sur Wellington.

16, 17 et 18 Avril - Ohakune (34)

Ma chérie devant les Tawhai Falls.

16, 17 et 18 Avril - Ohakune (20)

Un phasme géant s’est glissé dans les fleurs offertes par Shirley pour mon anniversaire.

16, 17 et 18 Avril - Ohakune (23)

Le « playground » de Kowhai Park : un  patchwork hétéroclite et coloré.

16, 17 et 18 Avril - Ohakune (29)

La jolie côte près de Patea.

Ensuite de retour sur Wellington je décide de mettre fin à mon travail au restaurant en déposant ma démission ; il me faut absolument me libérer du temps et de l’énergie. Ainsi, le 24 avril je termine définitivement ce travail qui m’aura permis de rester plus longtemps sur Wellington. Et le lendemain le 25 avril c’est la journée de l’ANZAC (Australian and New Zealand Army Corps). C’est le jour où l’on commémore les soldats néo-zélandais et Australiens tombés lors de la première guerre mondiale durant la bataille de Gallipoli face à l’armée ottomane. Avec Eva, nous utilisons ce jour férié pour décompresser en nous rendant au jardin botanique pour un autre pique-nique. Le jardin revêt déjà ses couleurs d’automne et les champignons poussent un peu partout (ce moi d’Avril correspond à notre mois d’Octobre). Les jours se sont bien raccourcis ; le soleil se couche plus tôt surtout avec le changement d’horaire. Et il commence à faire aussi plus frais sur la capitale.

Le 27 avril, nous montons au sommet du Mont Victoria pour y découvrir la vue. L’ascension de cette colline boisée de 196m ne prend qu’une dizaine de minutes avec le van mais la pente est bien raide. J’ai gardé cette visite sous le coude pour marquer la fin de mon séjour à Wellington, et je ne suis pas déçu du panorama. En effet, nous y découvrons une superbe vue à 360° sur la ville et la baie. : de l’aéroport de Miramar aux éoliennes de Makara. Nous restons quelques minutes le temps de prendre des photos avec le couché du soleil. Fait assez rare il n’y a pas un seul brin de vent au sommet. En redescendant Nous apercevons l’arrivée d’un chemin forestier. Ce chemin passe par un lieu du tournage du seigneur des anneaux (Cf. ci-dessous) mais il est tellement pentu que sans chaussures adaptées et avec la nuit qui tombe nous nous abstenons de l’emprunter. Plus bas, je me gare pour rattraper un bout du même chemin et parcourir quelques mètres dans la forêt qui a servi de lieu de tournage.

Le mardi 30 avril, je me rends à mon dernier Potluck chez Pierre un danois qui habite une grande villa à Upper Hut. Deborah, Genny (une amie de Deborah) et moi-même sommes conduit par Léonore, une française installée sur Wellington depuis 5 ans. Nous arrivons de nuit dans l’immense propriété perdue au milieu du bush néo-zélandais. Nous y retrouvons John, Peter, John et Desmond. Pour ce dernier potluck ma participation fut de cuisiner une truffade (encore une !). Je passe encore une fois un agréable moment avec le groupe de francophile. Puis nous rentrons avant minuit car le lendemain j’ai beaucoup de route qui m’attend : je dois faire la route pour Auckland pour effectuer la vente de mon van !

25 Avril - Picnic Botanic Garden (1)

25 Avril - Picnic Botanic Garden (6)

Pique-nique en amoureux au Botanic Garden.

27 Avril - Mount Victoria (15)

Vue sur la ville depuis le mont Victoria appelé Mt Vic par les Wellingtoniens.

27 Avril - Mount Victoria (37)

La forêt du Mt Victoria a servit de lieu de tournage pour la trilogie du Seigneur des Anneaux, ce fut même le premier lieu de tournage extérieur avec la poursuite des Hobbits par les Nazguls dans les bois de la Comté. Une carrière non loin du sommet fut également le camp de Dunharrow.

Le lendemain matin, mercredi 1er Mai, il est temps de quitter définitivement Wellington. Je ne pars pas seul, Eva m’accompagne pour la moitié du trajet jusqu’à Ohakune. Nous prenons la même route empruntée 2 semaines auparavant et arrivons à Ohakune à 13h30. Cette étape à Ohakune me permet de faire la route en deux temps et surtout de savourer les derniers instants avec Eva car nous allons être séparé pour quelques semaines. Nous restons au chaud au chalet et le lendemain midi, nous dégustons un très bon kebab au village, puis je raccompagne Eva au chalet et prends la route seul et un peu triste. La route se fait sous la brume, et les averses ; le temps est au spleen ! J’emprunte les routes : 4,3,31,39 et 1. Je traverse Taumarunui et Te Kuiti puis passe à la hauteur d’Hamilton en fin de soirée avant d’arriver à Auckland vers 20h00. Le vendredi matin je me réveille de bonne heure, j’ai passé la nuit dans le van dans un quartier résidentiel du Mont Eden. J’ai ainsi l’avantage d’être à seulement 5 minutes de l’auberge de jeunesse (Backpaker Penthlands) du couple de français intéressé par mon van. J’ai un peu d’avance sur l’horaire, je m’aventure donc dans le backpacker et j’y réserve deux nuits (23DNZ la nuit). Je fais le tour des lieux, et dépose mes affaires dans une chambre que je partage avec 3 autres personnes. Et c’est dans la cuisine commune que je fais la connaissance de Laurence et Yoann, le couple de français qui a repéré mon annonce du van depuis la France sur le site des Pvtistes.

Nous nous étions contactés à plusieurs reprises, avant de convenir d’un rendez-vous sur Auckland pour voir le van. Nous dédions donc cette journée du vendredi à l’inspection et à l’essai du van. Nous commençons ensemble par faire le tour du van dans la rue devant le backpacker, je donne toutes les informations possibles et je réponds aux questions. Puis je conduis le van près de l’Eden Park. Je trouve un petit circuit urbain qui permet de faire l’essai du van sur route tout en évitant le flot de la circulation d’Auckland. Je laisse Laurence et Yoann conduire le van à tour de rôle. Nous tournons autour de l’Eden Park et traversons les lotissements ; finalement il n’y avait pas meilleur endroit pour s’essayer à la conduite en Nouvelle-Zélande. La prise en main faite, le van les intéresse toujours. Nous nous rendons donc sur Dominion Road à la recherche d’un garage pour effectuer un « full mechanical check » (j’en avais fait faire un sur Wellington mais un second avis les met en confiance et permet de mieux connaître l’état du van). Sur Auckland les garages où nous passons sont débordés, hors de prix et cherchent à vendre en plus de l’inspection générale un « «Warrant of Fitness » (contrôle technique). Il y a beaucoup de garage nous gardons donc espoir et poursuivons notre recherche. Par chance je reconnais le quartier et je retrouve le garage où j’avais passé mon « full mechanical check » un an auparavant, nous essayons à cette porte. Cette fois-ci le van peut être inspecté dans l’après-midi et pour seulement 40DNZ (aux frais des futurs acheteurs).

12&13 Février - Ida Valley (69)

25 Janvier - Lake Wakatipu camping (1)

15&16 Février - Mount Cook National Park (56)

Mon Ford Econovan High Roof : Année 1993 avec  lequel j’ai roulé 17 000 Kms en 11 mois! Quelques clichés pris sur la route :.

Le temps de la révision mécanique, nous allons au Burgerfuel local pour manger et j’en profite pour raconter mes aventures en Nouvelle-Zélande, et donner des conseils de voyage avec mon retour d’expérience. Nous retournons ensuite au garage, pas de grosses surprises mécaniques, juste un peu de rouille qui faudra peut-être reprendre. Nous nous mettons d’accord sur le prix de vente mais je dois en revanche attendre que leurs comptes kiwis soient alimentés depuis la France. Nous devons donc attendre le lundi pour finaliser la transaction. En conséquence, je paye deux nuits supplémentaires au backpacker. Ce dernier est dans le joli quartier du Mont Eden mais j’y reste un peu coincé à cause d’une météo déplorable. En effet, tout le week-end, Auckland essuie une tempête digne d’un petit typhon : vents à 115Kms/h et pluies diluviennes. Du coup ma seule sortie consistera, entre deux averses, à me rendre au supermarché du coin pour faire mes courses alimentaires. D’un autre côté je préfère garder mes premiers souvenirs d’Auckland sous le soleil. La première fois où j’ai foulé Rangitoto, monté au sommet de la Sky Tower ou trempé les pieds à Earn Bay. Mais cette météo pourrie ne m’aide pas : j’ai un peu le moral dans les chaussettes avec cette première séparation même temporaire avec Eva. Je reste au chaud et utilise ce temps libre pour réserver mes tickets de bus, de nuits d’hôtel et d’avions pour la suite de mon aventure.

Le lundi 6 mai, je me rends avec Laurence et Yoann à la poste qui fait aussi office de banque (Kiwibank). Nous avons la même banque, ce qui facilite le transfert de comptes bancaires. Nous effectuons aussi le changement de propriétaire du van et nous rentrons au backpacker. Je leur laisse les deux jeux de clés du van, les voilà propriétaires ! Le lendemain nous nous séparons définitivement, ils partent sur Te Puke pour travailler dans les exploitations de kiwis. J’ai un petit pincement au cœur de voir partir le van qui m’a permis d’explorer le pays de fond en comble. La vente du van tourne définitivement la page road-trip, je dis adieu à ma liberté de mouvement. Ma « Stargate » s’en va entre de nouvelles mains et j’espère qu’ « elle » les emmènera sur les mêmes routes, à la découverte de toutes les richesses que renferme ce pays préservé. Pour celles et ceux qui se pose la question : je n’ai pas gagné d’argent sur la revente du van (vendu à 5500DNZ) mais j’ai évité de trop en perdre. Autant l’achat est facile en début d’hiver autant la revente à cette même saison est problématique (prix à la baisse car plus d’offres et moins de demande). La vente sur Wellington fut vraiment difficile car elle s’adresse surtout aux Kiwis (et ceux-ci ne sont pas pressés d’acheter). Il y a deux raisons à cela ; l’aéroport de Wellington n’est pas réellement international et la position médiane de la capitale fait que bien souvent les touristes débutent leurs road-trips à Auckland ou à Christchurch. Quoi qu’il en soit la vente du van m’aura demandé pas mal de temps, d’efforts et de mobilité ; je suis soulagé d’avoir cela en moins à gérer.

2 Mai - Ohakune (4)

Moi-même posant devant le Chalet à Ohakune.

Mai 2013 - Auckland (4)

Le charmant Backpacker  Penthland vraiment calme avec les pièces communes très bien pensées, grandes et spacieuses.

Mai 2013 - Auckland (9)

Auckland central sous le soleil le jour de mon départ  du Backpacker, si au moins j’avais pu avoir ce temps là le week-end !

Mai 2013 - Warkworth (6)

Le retour à Warkworth : le quai sur la rivière.

Je quitte le backpacker dans la foulée, chargé comme un mulet (je crois que je n’ai jamais été aussi chargé de ma vie), je porte pratiquement 30 kilos de bagages. Le chemin pour attraper l’arrêt de bus Outlink me parait bien loin, heureusement il fait un grand soleil. Le déplacement en transport en commun, pour rallier le centre d’Auckland, prend 30 minutes. Je monte ensuite dans un bus Intercity pour rejoindre Warkworth. Le retour à Warkworth me parait vraiment étrange. Si je reviens à Warkworth, vous l’aurez peut être deviné, c’est pour retourner dans mon premier wwoofing : The Caretaker farm tenue par Audrey et Dorothy. Je suis heureux de revenir aider dans la ferme, et c’est l’occasion de retrouver un lieu familier et de rester actif. Je suis aussi impatient de revoir le four qui n’est toujours pas achevé. J’arrive le mardi soir à la ferme, Audrey est ravie de me revoir après 9 mois (je retrouve aussi Tamarah, Max et Thomas). Ensuite je rencontre les autres wwoofers. C’est toujours le « melting pot » des nationalités : il y a Gordon (un néozélandais et doyen des wwoofers avec 82 ans !), Julie et Florent (des français), Nozomi, Ai et Kiyomi (des japonaises), Rebecca (une allemande).

Je fais aussi connaissance de Fabrice, le français qui a lancé la construction du four en argile en 2011. Je retrouve vite mes marques ici. Il y a quelques petits changements ; deux fois moins de poulets, des fresques murales un peu partout et surtout le toit du four en argile qui ne repose plus sur les échafaudages. D’ailleurs je retourne tout les jours travailler autour du four. Nous oeuvrons dans un premier temps à refaire l’étanchéité des bâches du toit et à réorganiser le chantier autour du four (excavation de l’argile, préparation de murets, etc.). Le travail sur le four se fera après. Il y a encore pas mal de travail à effectuer mais la base est là ! Les murs font 40cm mais pour supporter la pression du foyer nous devons les amener à une épaisseur d’un mètre. En discutant avec Fabrice (qui était boulanger en France) le projet est beaucoup plus clair dans ma tête. Il s’agit de construire un four communautaire (pain, pizzas, autres). À l’intérieur il y aura 3 fours distincts répartis sur 3 étages (un four pour les enfants, un autre pour les adultes et un pour les professionnels). En plus des murs il faudra donc créer les étages, percer les portes et les évacuations de vapeurs. Et surtout la pièce maîtresse sera de monter une cheminée en argile de 5 mètres pour avoir assez de tirage. Au final le four aura l’allure d’un volcan, mais reste encore bien une année de travail ! Voilà concernant le four en argile.

Pour les autres tâches à la ferme, il faut toujours promener les chiens, nourrir les volailles et donner un coup de main pour le repas et la vaisselle. Durant cette première semaine, le turn-over des wwoofers se poursuit avec le départ de Ai et Nozomi, l’arrivée de Camisa (une américaine) et le retour pour un temps des allemandes (Isabel et Thuy-An) qui cherchent à vendre leur van. Nous assistons également un après-midi à un match de Rugby au petit hameau de Whangateau pour célébrer l’anniversaire de la mort de Bob Marley. Durant les festivités les maoris locaux cuisinent un Hangi. C’est un plat maori cuit dans le sol en utilisant des pierres volcaniques et des braises. Je découvre mon premier Hangi ! Dans l’assiette cela ressemble à notre pot-au-feu (jarets, choux, pommes de terre, kumara, farce, carottes)  mais sans le bouillon et avec un goût de fumé. Nous restons jusqu’en fin de soirée dans le pub local, à jouer au billard et aux cartes entre wwoofers et locaux. Bref, ce retour aux sources me fait du bien (un mode de vie plus simple qui occupe le corps et l’esprit), ainsi la boucle est bouclée ! Cette fois-ci je suis en position de départ et les autres wwoofers pour la plupart en sont qu’à leurs commencements.

Suis-je triste de partir ? Oui assurément je le suis mais pour davantage de raisons que je n’aurais imaginées avant de venir dans le pays. Je n’ai pas envie de partir même si je suis ravi d’un autre côté de retrouver ma famille et mes amis, la gastronomie française, les lieux familiers, et un plus grand confort de vie (je ne m’en cache pas j’ai eu des coups de blues). Pour la suite, sauf grande surprise, je reste encore une semaine à la ferme. Puis le 23 Mai je repars sur Auckland près de l’aéroport, Eva m’y rejoindra et nous nous envolerons le lendemain ensemble pour l’Australie et un cours séjour à Melbourne mais ceci je vous le raconterais prochainement (une fois en France !).

Mai 2013 - Caretaker farm Wwoof (64)

Les brumes matinales dans la vallée sur le chemin de la ferme.

Mai 2013 - Caretaker farm Wwoof (15)

Le four sans les échafaudages.

Mai 2013 - Caretaker farm Wwoof (52)

Le Hangi une fois sortie de terre.

Mai 2013 - Caretaker farm Wwoof (47)

Rien de tel que d’assister à un match de Rugby local.

Par remichezleskiwis - Publié dans : Divers
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Mercredi 3 avril 2013 3 03 /04 /Avr /2013 12:28

Toutes les bonnes choses ont une fin, et ce road-trip en fait partie. Nous sommes bien rentré sur Wellington sain et sauf depuis plusieurs semaines, mais j’avais mis la rédaction du blog entre parenthèses car j’avais beaucoup à faire (vente du van, recherches de travail et les grosses journées au restaurant et un peu de vie sociale intercalée). Je reviens sur la dernière semaine de road-trip avec le traditionnel compteur de jours. C’est aussi l’occasion pour moi de vous raconter aussi brièvement la suite de l’aventure sur Wellington.

Le samedi 02 Mars en sortant de la bibliothèque d’Hanmer Springs nous nous mettons directement en route pour Kaikoura. Nous prenons la direction du Nord Est. Sur la route nous croissons en sens inverse une centaine de voitures de sports qui participent à une exposition sur Hanmer Springs. Quelle étrange impression que de voir en rase campagne autant de belles voitures. Nous roulons une bonne heure et demi vers l’Est avant d’arriver en vue de la côte non loin de Kaikoura.  Nous nous arrêtons près de Goose Bay, où se pavane sur les rochers une colonie de phoques à fourrures. Nous longeons la côte à pied pour les observer puis reprenons la route pour Kaikoura. Arrivé à Kaikoura nous sommes un peu surpris du patchwork architectural de la ville qui manque de charme. Cette petite ville de 4000Hbts a orienté son tourisme sur la riche faune maritime de ses eaux (phoques, baleines et cachalots). Nous ne faisons que traverser la ville pour nous rendre sur la pointe plus sauvage de la péninsule de Kaikoura. Là nous contemplons un curieux spectacle : une vingtaine de touristes attroupés autour d’un unique phoque qui prend la pose. Nous profitons des derniers rayons de soleil sur les montagnes embrumées pour prendre quelques clichés. Puis nous remontons dans le van direction 15Kms plus au Nord sur la côte. Nous trouvons un emplacement pour passer la nuit sur une aire de pique-nique à Half Moon Bay.

02 Mars - D'Hanmer Spring à Kaikoura (21)

Je profite d’un pont à voie unique pour admirer un convoi de voitures de collection.

02 Mars 6- Kaikoura (57)

Encore des phoques à fourrure mais ceux-ci semblent plus familiers des touristes. Eva a trouvé le spot idéal pour les observer.

02 Mars 6- Kaikoura (24)

Vue depuis la péninsule de Kaikoura  avec les hauts sommets des Seaward Kaikoura Range qui dominent la baie.

Day 57 : Dimanche 03 Mars

Le réveil à Half Moon Bay se fait dans la grisaille. Eva se sens un peu fébrile. Nous décidons de rester encore un jour et une nuit supplémentaire sur cet emplacement. Je profite du repos d’Eva et de la marée basse pour me mettre en chasse, ou plutôt à la pêche. La veille près de Kaikoura j’avais repéré des pêcheurs d’ormeaux. Je me mets à la recherche des fameux coquillages appelés Pauas en maori. J’ai souvent trouvé les coquilles vides mais là j’ai le sentiment que je vais en pêcher. Je commence par trouver énormément de petits spécimens sous les rochers mais leur taille n’est pas réglementaire pour la capture (ils doivent être >125mm). Puis dans un coin un peu plus inaccessible et gardé par quelques phoques, je débusque, sous un gros rocher dans une petite piscine naturelle, 3 gros ormeaux. Ce n’est pas évident de les décoller de leurs assises, mais après un peu d’effort j’obtiens gain de cause. Je peux collecter jusqu’à 20 ormeaux par jour mais ces trois là seront amplement suffisants pour le dîner. Je rentre juste avant la pluie et fais part de ma pêche à Eva. Je cuisine les mollusques le soir, nous en faisons un festin. Pour une première expérience culinaire : c’est un vrai régal (entre un steak de boeuf et la coquille Saint-Jacques). Nous nous endormons le ventre bien rempli.

02 au 04 Mars - Halfmoon Bay (22)

Half Moon Bay.

02 au 04 Mars - Halfmoon Bay (11)

Un échantillon de la faune marine : des grosses étoiles de mer, un curieux mollusque et un ormeau

02 au 04 Mars - Halfmoon Bay (31)

Moi-même en train de cuisiner les ormeaux dans le van.

Day 58 : Lundi 04 Mars

Nous quittons, sous les nuages, le charmant spot d’Half Moon Bay pour rejoindre tranquillement la ville de Blenheim et ses 22000 Hbts. En chemin nous nous arrêtons pour observer une cascade où les bébés phoques ont pour habitude de jouer dans les remous. Malheureusement nous n’en apercevront aucuns ce jour là. Nous apprendrons par la suite que deux ans auparavant un groupe d’abrutis les ont massacrés par dizaines. Les mammifères marins traumatisés ne sont plus jamais revenus. C’était un site unique à 200m à l’intérieur des terres mais nous n’auront donc pas cette chance de les observer. Nous poursuivons la route, le paysage change brusquement. Nous passons d’une région verte où la route est blottie le long d’un littoral escarpé, à des collines arides parsemées de vignobles. Nous passons même devant les marais salants de Grasssmere Lake. Nous arrivons à Blenheim vers les midis. Nous prenons le temps de prendre tous les renseignements à l’I-site et nous faisons notre ravitaillement pour la fin du road trip. C’est aussi le jour où Eva me dit qu’il faut participer au Census. C’est un questionnaire national à visée statistique.

Ce questionnaire revient tous les quatre ans et permet au gouvernement d’anticiper les besoins futurs dans beaucoup de domaines. J’apprends aussi que le Census est obligatoire même pour les étrangers, et que de ne pas le faire vous expose potentiellement à 300 dollars d’amende! C’est un devoir démocratique tout comme le vote ce qui aussi explique qu'il n y a pas d’abstention ici! Eva me dit aussi que nous avions deux mois et que le lendemain c’est le dernier jour pour valider le Census. Nous nous rendons donc rapidement à la bibliothèque de Blenheim, mais le sort s’acharne la connexion Internet wifi est hors service et nous ne disposons que de 30 minutes journalières pour la connexion régulière. Nous n’avons cependant pas nos identifiants pour remplir le Census car oui pour couronner le tout, étant itinérant nous ne pouvons pas renseigner le Census en ligne. Il nous faut un identifiant personnel présent sur les formulaires délivrés à Wellington. Nous décidons de revenir le lendemain en ville pour espérer trouver des fonctionnaires avec des Census papier pour les voyageurs. Nous sortons de la ville et trouvons un agréable endroit le long des berges de la rivière Wairau pour dormir.

04 Mars - Route pour Blenhei (3)

La cascade d’Ohau malheureusement sans les jeunes phoques !

Blenheim - 02 au 06 Mars (90)

Blenheim avec un joli canal en centre-ville.

Blenheim - 02 au 06 Mars (88)

Coucher de soleil sur la rivière Wairau

Day 59 : Mardi 05 Mars

Nous ne voulons pas perdre trop de temps avec cette histoire de Census qui nous gâche la fin du voyage. Nous décidons de consacrer la matinée à la visite des vignobles de la Wairau Valley. C’est la région la plus viticole de Nouvelle-Zélande. Les premières vignes ont été plantées dans les années 1970.  Nous commençons par le vignoble de Seresin Estates.  Nous y goûtons quelques vins (Riesling, Sauvignon blanc et Pinot noir), la dégustation est gratuite pour un bon nombre de domaine viticole mais nous nous sentons un peu obliger d’acheter quelque chose. Nous achetons de la confiture maison de cognassier et de prunes à Seresin. Je me renseigne s’il y a des postes à pourvoir sur le laboratoire d’analyse biochimiques mais rien n’est disponible pour le moment (la saison étant amorcée tout les recrutements ont déjà été effectués), je  laisse tout de même mon CV. Nous poursuivons la visite et les dégustations avec les domaines de  d’Allan Scott et de George Michel Estates (nous achetons une bouteille de vin de Chardonnay et de Riesling).

À George Michel nous profitons du cadre très français et magnifique pour nous délecter d’un peu de gastronomie française au restaurant la Véranda. Eva prend une assiette de fruit de mer et moi une assiette de charcuterie. Un vrai régal pour un prix raisonnable (22 DNZ). Nous retournons doucement sur Blenheim en roulant à travers les vignobles. Nous arrêtons les visites car nous ne voulons pas revenir avec 10 bouteilles de vin et puis il est temps de trouver une solution pour remplir le Census. Nous retournons à la bibliothèque où l’Internet ne fonctionne toujours pas, nous retournons ensuite à l’I-Site qui nous indique une maison associative où nous pouvons trouver le formulaire. Mais une fois sur place il n’y a pas de formulaire et malgré Internet nous n’avons toujours pas d’identifiants. Finalement l’employée nous indique qu’au Holiday camp de la ville il se trouve des formulaires pour les touristes.

Nous nous y rendons et remplissons le Census que nous déposons dans une urne. Le gérant n’a pas l’air ravis de nous voir juste prendre le formulaire et repartir sans passer la nuit au camping. Je suis surpris des questions que l’on doit remplir sur le Census car le questionnaire n’est pas anonyme. Par exemple vous indiquer votre groupe ethnique, vos revenus, votre religion, votre statut marital, et j’en passe …. Je pense que ce serait impensable en France de faire quelques choses comme cela ! Une fois ce « devoir » fait, nous roulons jusqu’à la côte près de Rarangi. Nous passons là une petite heure à marcher le long des rochers, il y a quelques cavernes marines sur cette portion de côte. Nous observons pour la première fois l’île du Nord pour nous rappeler que le retour est proche. Nous retournons à la rivière pour dormir sur un nouvel emplacement. J’observe de grosses truites dans les eaux turquoise.  

Blenheim - 02 au 06 Mars (12)

La vue sur les vignobles depuis Seresin.

Blenheim - 02 au 06 Mars (71)

Rarangi et sa plage.

Blenheim - 02 au 06 Mars (85)

Les eaux aux magnifiques couleurs de la rivière Wairau.

Day 60&61 : Mercredi 06 & Jeudi 07 Mars

Nous nous levons un peu tard et au moment de quitter les lieux nous sommes interpellé par un garde du Council de la région, il nous explique que nous ne pouvons pas rester sur cet emplacement. Il nous indique des emplacements autorisés pour notre van self-contained. Je prends la carte qu’il nous confit, sans l’attribut self-contained nous aurions eut le droit à une amende de 200DNZ ! Nous retournons rapidement à Blenheim pour refaire nos réserves en eau à la « dump station », puis nous prenons la route pour Picton. Le retour à Picton nous parait étrange, il y a à peine deux mois nous y débarquions, nous avons pourtant l’impression que cela remonte à bien plus longtemps étant donné la quantité faramineuse de lieux explorés. Nous allons à l’office de la compagnie maritime InterIslander pour réserver nos tickets pour le retour en ferry sur Wellington. Nous nous laissons 3 jours supplémentaires pour rentrer. Puis nous retournons au premier camping du DOC à Pelorus Bridge pour nous remémorer les débuts du road-trip. Le lendemain nous profitons de la journée pour nous reposer le long de la rivière Pelorus mais nous sommes assaillis par les mouches des sables ; il n’y en avait pas autant deux mois de cela! Nous prenons tout de même le soleil, nous essayons de nous baigner mais l’eau est vraiment fraîche.

07 Mars - Pelorus Bridge (8)

Le retour à Pelorus Bridge !

Day 62&63: vendredi 08 & samedi 09 Mars

Le vendredi matin nous nettoyons le van de fond en comble. À force d’emprunter des gravels road, il  y a tant de poussière qui s’est accumulée dans les recoins inaccessibles du van ! Nous faisons aussi nos sacs avec un peu de nostalgie. Nous quittons les lieux en milieu d’après-midi pour nous rapprocher de Picton. Nous roulons jusqu’à Mahau Bay pour rejoindre un emplacement spécifique pour les véhicules self-contained. Le coin est idyllique, nous avons ainsi un petit aperçu des Malborough sounds car nous sommes trop fatigué pour nous aventurer sur le Queen Charlotte Track dans les délais impartis.

Le samedi nous retournons à Picton. Nous prenons notre pique-nique dans la file d’attente des voitures pour embarquer dans le ferry. Il y a un léger retard pour l’embarquement mais finalement nous montons à bord du même ferry qu’à l’aller : le Kaitaki. Je gare le van sur le pont extérieur au milieu des autres camping-cars. Nous restons à l’intérieur pour la première partie de la traversée car le temps est à la pluie. Nous regardons le film Life of Pi qui traite d’un naufrage, curieux choix me direz vous ! Au même moment un exercice d’évacuation pour l’équipage a lieu à bord du ferry, même si le capitaine précise qu’il s’agit d’un exercice, quelle curieuse impression que d’entendre en anglais que le navire est en perdition et qu’il faut évacuer ! À l’approche de Wellington nous montons sur le pont, et c’est sous un franc soleil que nous accostons. Les avions nous survolent pour atterrir sur l’aéroport de Miramar et des navires de plaisances nous escortent. Il y avait dans le port de Wellington des orques épaulards, une semaine de cela, mais il n’y a aucune trace de la présence des mammifères marins lors de notre retour. C’est vers 17h00 que nous arrivons à Kelburn. Nous sommes épuisés et nous nous endormons rapidement. Quel aventure ce road-trip !

08 Mars - Malborough Sounds (13)

08 Mars - Malborough Sounds (11)

Mahau Bay.

09 Mars - Retour en ferry (13)

Le van se cache sur cette image à vous de le trouver.

Voilà le road-trip dans l’île du Sud est terminé, nous sommes encore ébahis par cette fantastique aventure de : 7000Kms en van, 300Kms en Ferry, 20Kms en canoës, 1Km en barque et peut être une centaine de Kms de marche.  Nous avons foulés tant de sites fabuleux, replongé dans l’univers des films du Seigneur des anneaux, et vu une faune et une flore préservée et très riche. Les meilleurs moments ? Ils sont trop nombreux à lister mais parmi ceux-ci : la randonnée dans l’Abel Tasman, la rencontre avec le bébé phoque à Farewell Spit, Punukaki pancakes, l’hélicoptère au sommet du mont Cook, les marches près de Wanaka et de Glenorchy, le camping aux lacs Mavora, le ferry dans le Milford Sound, Stewart Island, les dauphins des Catlins, la féerique Ida Valley, les péninsules sauvages d’Otago et de Banks, Christchurch et Hamner Spring.

Depuis la vie sur Wellington a repris le pas, la routine j’ai envie de dire ! Dès la seconde semaine je suis retourné travailler au restaurant Hippopotamus. Je travaille toujours du matin (levé 4h30) mais je fais davantage de room service et de fonctions. J’ai retrouvé des têtes connues et quelques nouvelles. Les journées sont toujours bien chargées et le week-end de Pâques j’ai enchaîné les journées de 10h00 ! Mes deux jours de repos qui arrivent tous les 7 jours me laissent juste de quoi récupérer. Car en parallèle, j’essaye de revendre mon van (s’il y a des intéressés me contacter) et je continue de postuler pour un emploi dans un laboratoire mais la courte échéance de mon Visa ne me laisse que peu de chance. Je suis donc en train d’explorer toutes les pistes pour le futur. Concernant les sorties à Wellington, et bien j’ai eu de quoi m’occuper. Tout d’abord j’ai continué ma participation active au « French group » (speaking et pot-luck à nouveau). En effet le mardi 26 mars, je me suis rendu avec Deborah à mon second pot-luck chez John et Desmond. J’ai pu enfin parcourir leur magnifique jardin qui ressemble à un Zélandia miniature. Et autour d’un délicieux dîner j’ai rencontré d’autres membres francophones.

Ensuite avec Eva nous avons participé à quelques soirées entre amis (en appartement, dans des bars et sur le front de mer)). Nous avons visités gratuitement une exposition dédiée aux jeux vidéo à Te Papa. J’ai aussi emmené Eva pour un pique-nique en amoureux près de Miramar. Mais le meilleur fut d’assister, avec Eva, à la première du film de science-fiction « Eternity » au cinéma Paramount. C’est un film néo-zélandais qui parle d’une enquête menée dans un univers virtuel qui rappelle le film matrix. Le film a été tourné à Hong-Kong et en Nouvelle-Zélande (Napier, Wellington, Kapiti Island,…). Nous avons foulé le tapis rouge, pris un toast avant le film et après la projection nous avons rencontré le casting (dont l’acteur principal Elliot Travers) et le producteur (Alex Galvin). Nous sommes ensuite allés dans un bar chic pour discuter, quel bon moment!

14 Mars -Te papa (3)

Les trolls du Hobbit à Te Papa !

24 Mars - Pique-nique à Miramar (2)

Pique-nique où l’on a pu apprécier un couché de soleil comme un petit rappel du road-trip.

27 Mars - Première Eternity (2)

 

Quel changement d’univers lors de la première d’Eternity par rapport à notre mode aventurier ! Nous nous sommes pris au jeu et avons posé pour les photographes comme l’équipe du film.((c) Photo de Joanne Ross)  

Cette fois-ci je ne sais pas quand je composerais un nouvel article pour le blog et je n’ai pratiquement plus assez d’espace pour de nouvelles photos ! J’ai encore peut-être des découvertes à faire en Nouvelle-Zélande et des choses à exposer ici mais cela sera sans nul doute pour la prochaine fois. Et puis je risque encore d’être bien occupé entre les projets personnels et professionnels. A bientôt.

Par remichezleskiwis - Publié dans : Nord de l'île du Sud
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Vendredi 1 mars 2013 5 01 /03 /Mars /2013 22:26

Voici un article entièrement rédigé et composé depuis la bibliothèque d’Hanmer Springs. Nous avons encore tant découvert et sommes toujours surpris de l’étonnante variété de paysage de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Nous avons traversé la côte Est et ainsi la région du Canterbury, qui s’étend des sommets orientales du Mont Cook jusqu’à l’intrigante péninsule de Banks et la grande ville de Christchurch qui se remet doucement du  séisme de 2011. Sans plus attendre je vous livre la suite du récit du road-trip.

Day 39 : Mercredi 13 Février

Nous nous levons au milieu des surprenants rochers de l’Ida Valley, tels transportés dans une autre époque. Nous prenons le temps de réaliser quelques photos avec l’éclairage du matin et roulons, en empruntant une gravel road, jusqu’à la ville d’Alexandra (fondée lors de la ruée vers l’or). Nous nous y arrêtons juste pour faire notre lessive au laundromat puis continuons au Nord, sur Cromwell. Nous passons devant le barrage de Clyde qui retient les eaux du lac Dunstan. Nous arrivons en fin d’après-midi chez Kim et Mike, qui nous hébergent à nouveau ! Nous apportons le vin et le fromage (du brie, du bleu et un camembert). Nous passons une agréable soirée, j’ai même la possibilité de joindre par Skype mes parents ! Nous les remercions encore une fois de leur hospitalité et nous couchons à nouveau dans un vrai lit!

Février - de Palmerston à Cromwell (40)

La route pour Alexandra.

Février - de Palmerston à Cromwell (41)

Le lac Dunstan.

Day 40 : Jeudi 14 Février

C’est un jour spécial pour notre récent couple puisqu’il s’agit de notre première saint Valentin, qui ici est également fêté. Nous nous levons tardivement et profitons de la salle de bain. Nous reprenons la route après le déjeuner. Nous commençons par faire le plein d’essence et nous nous réapprovisionnons en eau à la dump station, puis nous nous rendons au vieux Cromwell. Une fois sur place, nous déambulons devant les anciennes devantures des échoppes de l’unique rue du vieux Cromwell qui n’a pas été submergée par les eaux avec la construction du barrage de Clyde. Ensuite, nous roulons vers le Nord, en direction de Wanaka. Car tout comme moi Eva apprécie particulièrement ce lieu. Il n’y a donc pas meilleur endroit pour passer la saint Valentin. Je l’emmène au restaurant The Trut avec vue sur le lac Wanaka et nous y dégustons un menu spécialement préparé pour l’occasion (50DNZ). Je n’ai plus le souvenir des tournures de phrase du menu mais je me souviens de l’excellence en bouche du saumon, des pilons de poulets aux amandes et du fondant au chocolat. Nous passons un délicieux moment en amoureux. Puis en sortant du restaurant nous marchons sur la rive du lac. Nous sommes accompagnés par les canards et les mouettes. Nous nourrissons de jeunes canetons qui s’aventurent jusque sur nos genoux sous la surveillance de leur mère. Nous voulions voir le dernier film de Tarentino au cinéma mais il n’était pas à l’affiche ce soir là ! Du coup je décide de reprendre la route et de rouler en partie avec la tombée de la nuit pour nous rapprocher de Twizel et ainsi raccourcir le temps de conduite pour le lendemain. Nous trouvons une aire de pique-nique à 10Kms au Sud de Twizel pour dormir.

14 Février- Old Cromwell (10)

Le vieux Cromwell à une allure de ville de Western.

14 Février - Wanaka Saint Valantin (10)

Eva et moi au restaurant devant le délicieux dessert !

14 Février - Wanaka Saint Valantin (22)

Des canetons audacieux qui viennent sauter pour manger dans nos mains.

14 Février - de Wanaka à Twizel (7)

Sur la route, même le ciel se met aux couleurs de la saint Valentin!

Day 41 : Vendredi 15 Février

Nous nous levons avec le soleil et la chaleur d’une belle journée d’été. C’est un temps parfait pour découvrir le Mount Cook National Park et ses 700Km², recouverts par 40% de glaciers. Nous traversons Twizel où nous effectuons quelques courses et reprenons un peu d’essence. Puis nous nous dirigeons vers le Nord sur la route 8. Sur notre gauche se dresse les Ben Ohau Range qui bordent la plaine de Twizel, c’est ici qu’a été tourné la majorité des scènes qui représentent les champs du Pelennor dans le Seigneur des anneaux. Nous poursuivons notre chemin et stoppons à la pointe Sud du lac Pukaki pour prendre des photos. Nous continuons ensuite au Nord, pendant 60Kms, sur la route 80, pour rallier le village de Mount Cook niché au fond d’une vallée glacière et ainsi entré dans le parc national. Une fois au village nous faisons le tour de l’I-site qui abrite un intéressant petit musée sur la faune et la flore des montagnes et glaciers environnants. Nous y trouvons aussi l’historique des ascensions pour gravir le mont Cook et tout une liste de randonnées. Nous choisissons de faire la petite randonnée de Kéa Point pour nous mettre en jambes (2 heures aller-retour). Après un pique-nique au van, nous débutons la marche. Nous traversons la lande de montagne dans le fond de vallée jusqu’à arriver à un belvédère sur la crête de la moraine du glacier Mueller. Nous contemplons sur notre gauche les monts Sefton (3158m) et Footstool (2766m) et sur notre droite au fond de la vallée Hooker se dresse le mont Cook. Nous assistons à plusieurs petites avalanches de glaces sur le glacier Mueller. Le bruit assourdissant engendré par la première nous met en alerte, et nous prenons des photos de la seconde. Nous revenons au van et passons la nuit à 10Kms au Sud de Mount Cook village, le long de la route avec une vue exceptionnelle sur le Mont Cook et le lac Pukaki.

15 Février - de Twizel à Mount Cook Village (8)

Derrière le canal hydroélectrique de Pukaki se tiennent les étendues d’herbes Tussock qui ont été foulées par 200 cavaliers lors du tournage du Seigneur des anneaux.

15 Février - de Twizel à Mount Cook Village (23)

Pendant la marche de Kéa Point nous longeons les Mount Cook Range qui ont servis comme support visuel pour incruster numériquement la cité de Minas Tirith dans le Seigneur des anneaux.

15&16 Février - Mount Cook National Park (35)

Une avalanche sur les flancs du Mont Sefton (le petit nuage blanc au centre de la photo).

15&16 Février - Mount Cook National Park (57)

La splendide vue depuis notre aire de camping sur le Mont Cook ou Aoraki ( « perceur de nuage » en maori).

Day 42 : Samedi 16 Février

Nous admirons au levé, le grandiose panorama et prenons la route à nouveau vers le fond de la vallée. Nous laissons Mount Cook Village sur notre gauche et prenons la route pour atteindre le parking au départ des randonnées dans la Hooker Valley. Nous entamons cette seconde randonnée dès 10h00 avant les nuages qui commencent à s’accumuler sur les sommets. Nous sommes amenés à franchir deux ponts suspendus au dessus de la Hooker river. Nous repassons en vue de la moraine du glacier Mueller, et marchons sur son flanc opposé. En fin de parcours, au bout d’une heure et demie de marche, nous arrivons au lac Hooker qui occupe l’ancienne moraine du glacier du même nom. Le mont Cook surplombe ce lac perché à 900m, et sur son extrémité Nord nous percevons le glacier Hooker qui se jette dans le lac. Le glacier libère par moment des blocs de glace qui finissent par atteindre en buté le bout du lac et fondent au soleil. Nous ne poursuivons pas plus loin l’excursion, car le sentier n’est pas entretenu et un torrent rend difficile toute progression plus en avant. Nous rentrons par le même chemin et reprenons la route.

15&16 Février - Mount Cook National Park (73)

Vue sur la moraine du glacier Mueller depuis le sentier d’Hooker Valley.

15&16 Février - Mount Cook National Park (112)

Nous observons quelques petits icebergs qui s’accumulent à la pointe du lac Hooker.

15&16 Février - Mount Cook National Park (126)

Panoramique sur le glacier Hooker, avec en toile de fond le mont Cook.

Nous quittons le parc et ses hauts sommets mais nous restons en vue des Southern Alps en prenant la direction de l’Est. Nous parvenons vers 15h00 au lac Tekapo (315Hbts), niché dans une vallée glacière parallèle au lac Pukaki. Nous y déjeunons, puis nous visitons la petite chapelle « Church of the Good Shepherd » qui siège sur sa rive. À l’intérieur nous avons une splendide vue sur le lac Tekapo. Nous en faisons le tour et marchons le long du lac parmi une foule de touriste qui arrive par autocars entiers. Nous ne nous attardons pas, et continuons toujours vers l’Est. Nous passons la ville de Géraldine (2000Hbts) où nous achetons une glace, et vers 18h00 nous faisons une autre halte près de Peel Forest pour aller voir une cascade : Acland Falls. Après 25 minutes d’une marche physique dans le bush nous arrivons devant une chute d’eau de 3m qui n’a rien d’exceptionnelle (à éviter !). Je reprends le volant et bifurque vers le Nord pour faire une surprise à Eva et l’amener  près d’Erewhon station. Là se trouve un autre lieu de tournage du Seigneur des anneaux : la colline où trône Edoras, capitale du Rohan dans la trilogie. Cette petite colline ne présente plus aucunes traces des éléments de décors mais son emplacement au milieu d’une vallée sauvage entourée par les montagnes rend le site majestueux. Nous restons jusqu’à que la tombée de la nuit puis quittons la vallée pour dormir non loin de Mount Somers sur une aire de camping gratuite.

16 Février - de Mount Cook Village à Edoras (13)

La couleur bleue laiteuse du lac Tekapo est due aux particules de roche appelées « farine de pierre » en suspension dans l’eau.

16 Février - de Mount Cook Village à Edoras (11)

Nous devant la petite chapelle « Church of the Good Shepherd »  construite en 1935 par des pionniers.

16 Février - de Mount Cook Village à Edoras (56)

Nous observons le mont Sunday (611m) alias Edoras, le tout sous les merveilleuses couleurs du crépuscule.

Day 43 : Dimanche 17 Février

Cette fois-ci, passé Methven, nous laissons les montagnes et nous engageons sur l’immense plaine du Canterbury. Les routes se résument à de grandes lignes droites tracées au cordon et le paysage n’est qu’une succession de champs. Nous nous approchons de la plus grande ville de l’île du Sud : Christchurch et ses 350 000 Hbts. Mais nous en reportons la visite de quelques jours, le temps d’explorer dans un premier temps la péninsule de Banks. Nous continuons donc plus à l’Est pour arriver en vue des reliefs escarpés de la péninsule alambiquée qui résulte de 3 grosses éruptions volcaniques. Nous nous ravitaillons à Lincoln et ensuite nous nous aventurons sur les routes pentues qui mènent au sein même de la péninsule, jusqu’au village d’Akaroa. Ce petit village est ancré dans le fond de la baie crée par l’ancien cratère du volcan Akaroa. Cette bourgade de pêcheur qui vie aujourd’hui du tourisme est une ancienne colonie française ! Je ressens un peu de la France en traversant Akaroa, car partout est entretenu l’héritage culturel français. Nous traversons la ville de 600Hbts pour trouver un coin pour dormir. Nous nous arrêtons à 2Kms à l’extérieur la ville le long de la route ; après avoir recherché en vain un meilleur emplacement sur les hauteurs extrêmement pentues qui surplombent le hameau d’Onuku.

17 Février - De Methven à Akaroa (3)

À Rakaia, sur la route de Christchurch nous franchissons le plus long pont du pays (3Kms).

18 Février - Banks Peninsula (13)

Akaora fut fondée en 1840 par un petit groupe de colons français. Les britanniques affirmèrent cependant leur souveraineté mais les colons restèrent.

18 Février - Banks Peninsula (4)

18 Février - Banks Peninsula (9)

18 Février - Banks Peninsula (86)

Akaroa : le charme français implanté en Nouvelle-Zélande.

Day 44 : Lundi 18 Février

Nous sommes sur place pour débuter la découverte de la péninsule, nous entamons une petite marche dans Akaroa. Le temps estival nous invite à réserver un kayak biplace pour une escapade dans la baie. C’est aussi le prix attractif (en comparaison de tous les autres sites de kayaking) qui nous incite à faire le kayak ici (35DNZ la demi-journée).  Nous embarquons à 12h30, après déjeuner, à bord d’un kayak de la compagnie Captain Hector. Nous avons encore une fois la possibilité de voir les dauphins d’Hector (les plus petits et les plus rares au monde). Nous débutons tranquillement par sortir du port pour acquérir les bons réflexes et la bonne gestuelle pour manœuvrer le kayak. Je suis à l’arrière, j’ai donc le contrôle du gouvernail avec mes pieds. Nous pagayons pendant 3 bonnes heures, de quoi aller pratiquement jusqu’à l’embouchure de la baie. Nous restons toutefois à l’intérieur car même si le kayak est conçu pour la mer et que nous sommes équipés de jupes étanches nous avons pour consignes de ne pas sortir de la baie car les vagues sont plus importantes passé le cap.

Mais l’excursion reste palpitante ; malheureusement nous n’observons aucuns dauphins ce jour là ! Nous nous satisfaisons du beau temps et des nombreux cormorans observés. Sur le chemin du retour les bras sont plus douloureux mais c’est surtout mon dossier qui me cisaille le bas du dos (peut être parce que je suis trop grand !). Nous revenons sur la terre ferme un peu fatigué des 20Kms passé à pagayer. Nous nous ressourçons avec une glace et un excellent « Fishs&chips » sur le port. Nous continuons également la visite d’Akaroa, notamment avec la maison de Jean-François Langlois, fondateur de la colonie, où l’on peut voir une reconstitution fidèle de l’intérieur à travers de grandes baies vitrées. Nous visitons aussi l’église d’Akaroa avec son intérieur aux magnifiques boiseries. Puis nous empruntons la « Summit Scenic Road » qui fait le tour des crêtes de l’ancien volcan. Nous nous arrêtons au bord de la route, la vue est à couper le souffle ; nous décidons d’y passer la nuit.

18 Février - Banks Peninsula (36)

18 Février - Banks Peninsula (49)

Le kayak des mer en tandem une bonne activité pour découvrir la côte à deux!

18 Février - Banks Peninsula (78)

La maison de Jean-François Laglois était un commandant de baleinier qui décida en 1838 de la création de la colonie française en amenant des colons, sa maison fut préfabriquée en France et assemblée en 1841 à Akaroa.

18 Février - Banks Peninsula (44)

Encore un excellent spot de freedom camping avec le couché de soleil sur la baie d’Akaroa et les brumes d’altitude qui caressent les crêtes.

Day 45 : Mardi 19 Février

Le soleil brille encore sur la région quand nous nous levons avec toujours la superbe vue sur la baie. Nous terminons d’ailleurs le tour de la baie sur la route scénique. Puis quittons les pentes du volcan Akaroa pour nous rendre dans le second volcan de la péninsule de Banks : le cratère du Lyttelton qui désormais est une anse où se situe le port commerciale de Lyttelton et le petit port de plaisance de Diamond Harbour. Nous nous rendons à ce dernier, et pique-niquons dans un parc. Ensuite nous profitons d’un accès Internet à la librairie de Diamond Harbour pendant 2 heures et roulons jusqu’à Purau Bay. Nous revenons à Diamond Harbour et passons la nuit sur le parking dans un futur lotissement qui doit accueillir de grandes villas.

19 Février - Banks Peninsula (27)

Diamond Harbour est un minuscule port mais des ferries assurent la liaison avec Lyttelton.

20 Février - Banks Peninsula (35)

La vue depuis le parking de notre aire de camping improvisée!

Day 46 : Mercredi 20 Février

Nous quittons Diamond Harbour pour rejoindre Lyttelton à travers une route sinueuse. Sur la chaussée les premiers affres du séisme de 2011 commencent à être visibles malgré les patches de goudrons. Mais c’est en arrivant à Lyttelton que nous percevons les signes et dommages visibles du tremblement de terre. Des maisons aux vitres cassées sont abandonnées, dans le centre des bâtiments sont maintenus par des étais en acier, et des zones laissées en friches indiques l’emplacement d’édifices qui ont été démolis depuis. Nous attendons une petite heure à la bibliothèque puis nous rencontrons Loredana, une ancienne amie d’Eva qui lui a donné rendez-vous la sachant de passage à Christchurch. Nous déjeunons dans un café aux couleurs de la France (Coffee culture) pour faire plus ambles connaissances. En fin d’après midi nous nous séparons car nous sommes attendus à Bromley dans la banlieue de Christchurch par Kirsten et Sam, d’autres amis d’Eva, qui nous invitent à dormir pour la nuit. Pour quitter Lyttelton j’avais prévus de prendre la route du littoral mais celle-ci étant fermée depuis le séisme je me rabats sur le tunnel sous la montagne. De l’autre côté nous sommes directement en vue de Christchurch et des sa banlieue étendue. Nous avons un peu de temps devant nous, nous en profitons donc pour passer par Sumner. Cette petite localité côtière a été fortement touchée par le séisme ; des pans entiers de falaises se sont détachés emportant des habitations. Nous roulons sur la route goudronnée la plus tape-cul de toute la Nouvelle- Zélande, celle-ci est bordée d’un rempart érigé avec des containers pour la protéger des falaises qui menacent encore de s’effondrer. Sumner reste néanmoins jolie avec son front de mer et sa longe plage de sable. Nous y faisons le plein et nous nous arrêtons dans une grande surface à Linwood pour amener le vin et le dessert chez Sam et Kirsten aux alentours des 18h00. Il n’a pas été facile d’accéder à leur maison, car la majorité des routes sont encore en chantier et barrée dans le lotissement. Encore une fois passons une excellente soirée. Je discute longtemps avec Sam qui a travaillé lors du tournage du Hobbit en tant que caméraman. Nous retrouvons un vrai lit et nous endormons rapidement!

20 Février - Banks Peninsula (38)

Lyttelton le port commercial de Christchurch qui fut très touché par le tremblement de terre.

20 Février - Sumner (12)

20 Février - Sumner (9)

Sumner : des murailles de containers barricadent la ville et bon nombre de maisons ne sont plus habitables.

21 Février - Christchurch (79)

Avant d’arriver sur Bromley, un autre quartier fortement touché, les « road signs » nous indiquent à quoi nous attendre.

Day 47 : Jeudi 21 Février

Sam et Kirsten nous proposent de passer une seconde nuit, nous acceptons volontiers. Mais pour les remercier je cuisine une montagne de crêpe le matin, nous aurons ainsi le dessert pour le soir. Puis en fin de matinée, nous quittons Bromley, pour rejoindre le centre-ville de Christchurch. Dans la nuit il y a eut un petit tremblement de terre mais je n’ai rien sentis je dormais trop profondément ! La région présente encore une forte activité sismique. Nous avions prévu de passer aux bureaux de l’immigration pour nous se renseigner mais nous avons trouvé portes closes. Le bâtiment est abandonné car nous sommes en bordure de la « Red-Zone ». La « Red-Zone » est le nom donnée aux zones interdites d’accès, et qui présentent encore un danger. Nous faisons le tour des quelques blocs du quartier. Un bon nombre de bâtiments sont à terre. Près du carrefour il y a cette œuvre d’art intrigante : 185 chaises blanches sur une pelouse pour rappeler le triste bilan humain. Non loin il y a aussi le chantier en cour de la cathédrale en « carton » qui doit remplacer provisoirement la cathédrale de Christchurch qui s’est partiellement effondrée. Nous remontons dans le van et nous garons près du jardin botanique. Nous prenons deux heures pour faire le tour à pied de la « Red-Zone ». Cette visite est surprenante, je ne m’attendais pas, 2 ans après, à trouver un centre-ville fantôme et à trouver autant de bâtiments au sol. L’atmosphère est étrange, il y a beaucoup de touristes au milieu de ce paysage urbain aux allures de guerre. Le tramway ne circule plus, derrière les barrières la végétation reprend ces droits et les bâtiments encore debout sont bardés d’échafaudages ou maintenus par des containers. L’armée contrôle l’accès à la « Red-Zone », et nous avons juste la possibilité de nous rapprocher des abords de la cathédrale. Nous poursuivons et arrivons dans une zone qui a été complètement rasée. Nous atteignons sur la fin de la boucle l’étrange « containers mall » : un centre commercial construit avec des containers. Nous quittons les lieux et retournons à Bromley, chez Sam et Kirsten. Ils nous amènent manger dans un restaurant marocain, où nous nous régalons à bon prix (14DNZ), puis ils nous emmènent dans les quartiers pavillonnaires les plus touchés par le séisme : Avondale et New Brighton. Là ce sont des lotissements entiers qui sont décrétés inhabitables. Avec la nuit qui tombe et l’absence d’éclairage nous constatons mieux l’ampleur de la désertification des quartiers. En rentrant nous dégustons en partie la montagne de crêpes.

21 Février - Christchurch (33)

Le 22 février 2011, à 12h51 un séisme d’une magnitude de 6,3 frappe la région de Christchurch (épicentre près de Lyttelton à seulement 5Kms de profondeur). Certains bâtiments déjà fragilisés par le séisme du 4 septembre 2010 s’effondrent (c’est le cas de la flèche de la Cathédrale et de la l’immeuble de Canterbury TV).

21 Février - Christchurch (54)

Les 185 chaises blanches dans la « Red-Zone » symbolisent et rappellent le triste bilan humain du tremblement de terre de 2011. 

21 Février - Christchurch (29)

Toute la ville fait l’objet d’un plan de reconstruction sur plus de 20 ans. Une centaine d’édifices ont été démolis car ils présentaient un risque et 600 sont en attente de l’être. Chaque mois la « Red-Zone » rétrécit ainsi un peu.

21 Février - Christchurch (39)

21 Février - Christchurch (69)

Les containers ont été la première ressources facile d’utilisation pour consolider et protéger les bâtiments branlants ; puis leur utilisation a été élargie (stockage de biens, maisons provisoires jusqu’à créé le « containers mall »!

Day 48 : Vendredi 22 Février

Nous entamons la journée avec le reste des crêpes pour le petit déjeuner, nous remercions Sam et Kirsten pour leur hospitalité et nous nous rendons à nouveaux en centre-ville. C’est un jour particulier pour la ville puisqu’il s’agit de la date anniversaire du tremblement de terre mais c’est également l’anniversaire d’Eva : étrange conjoncture me direz-vous! Cette fois-ci nous tachons d’éviter la « Red Zone », et restons dans Hagley Park (le plus grand parc de la ville). Nous traversons le jardin botanique et pique-niquons dans l’herbe avec Loredana qui nous a rejoints pour fêter l’anniversaire d’Eva. Nous respectons les deux minutes de silence à 12h51. Nous discutons et nous nous séparons ensuite. Avec Eva, je me rends près de la rivière Avon qui traverse la ville et le parc. Nous avons réservé une promenade en barque sur la rivière (25DNZ). Pendant 30 minutes, un batelier nous fait découvrir lentement, au fil de l’eau, le parc. Sur l’eau flotte une myriade de fleurs qui ont été déposées pour la commémoration du séisme. Après cette tranquille et romantique promenade, je passe en coup de vent imprimer mon nouveau CV à la bibliothèque de Christchurch (il y a foule et je ne dispose que de 20 minutes de connexion). Puis je rejoins Eva au « Containers Mall » et nous terminons la visite de la ville par le Canterbury Museum. Je suis surpris de la qualité des collections du musée gratuit. Notamment l’étage consacré aux expéditions de l’Antarctique, et la reconstitution du Christchurch du XIXe. Nous quittons Christchurch et son centre ville et allons dormir près de Kaitorete Spit non loin de la péninsule de Banks pour plus de tranquillité avec le début du week-end et pour être à côté de Lincoln car je souhaite déposer mon CV dans un laboratoire.

22 Février - Christchurch (24)

Les barques pour les promenades sur l’Avon : la notre se nomme Grace.

22 Février - Christchurch (51)

22 Février - Christchurch (64)

À l’intérieur du Canterbury Museum fondé en 1868 par le géologue Julius Von Haast.

22 Février - Kaitorete Spit (2)

La vue depuis Kaitorete Spit.

Day 49 : Samedi 23 Février

Nous passons à Lincoln le matin pour que je puisse me présenter auprès d’un laboratoire d’analyses environnementales. Mais leurs bureaux sont fermés. Nous attendrons donc la fin du week-end pour y retourner. Du coup, nous profitons de cette journée pour rejoindre Chris, une amie d’Eva que j’ai déjà rencontré à plusieurs reprises sur Wellington. Elle est de passage à Christchurch pour le week-end, nous  organisons donc une rencontre dans un grand centre commercial aux abords de la ville. Nous la retrouvons dans un salon de coiffure de l’immense «Mall Westfield » de Riccarton, et conversons lors de nos retrouvailles. Nous décidons de l’accompagner, avec ses amis, à une soirée mousse le soir même dans un nightclub à Christchurch. Nous profitons des soldes dans les magasins pour faire un peu de shopping pour la soirée en question. Ensuite nous quittons le centre commercial et nous retrouvons Chris chez des amis dans la banlieue de Christchurch à Linwood. Puis nous allons à la fameuse soirée mousse. C’est notre première sortie durant le road trip ! Nous débutons de bonne heure vers 21h00 et passons un moment bien fun à danser au milieu des mètres cubes de mousse. Nous sommes littéralement trempés ; j’ai bien fait de mettre mon passeport dans une pochette étanche! Nous laissons Chris à la soirée et rentrons de bonne heure vers minuit. Eva et moi sommes alors pris d’une fringale, nous nous arrêtons au premier Burger King sur la route dans le centre de Christchurch. Mais là problème : le van ne peut pas passer au Drive car le toit dépasse la hauteur maximale ! Nous avons donc la chance de nous faire inviter dans un taxi qui attend également dans la file d’attente du drive. Nous partageons donc la place avec deux jeunes touristes écossais. Et nous ressortons du taxi une fois la commande faite ! Je roule ensuite jusqu’à l’aéroport de la ville que je contourne et trouve une place le long d’un chemin pour passer la nuit ; nous sommes ainsi tout près pour le lendemain.

(Je n’ai pas de photos de la soirée car ne n’ai pas emporté mon appareil photo numérique).

Day 50 : Dimanche 24 Février

Je m’attendais à être réveillé par les avions mais s’est une fusillade, au centre de tir à côté, qui nous réveille! Un réveil un peu stressant je dois l’avouer, du moins le temps de comprendre l’origine des détonations. Mais nous avons bien dormis et bien récupérer de la veille. Nous avons choisis pour ce dimanche de visiter Orana Wild Park. C’est le parc animalier de Christchurch et le plus important de l’île du Sud. Je me suis laissé convaincre par Eva pour voir des animaux plus exotiques que les phoques. Je me suis déjà rendu dans un bon nombre de réserves et de zoos en France, mais là je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Nous entamons donc la visite après le déjeuner (25DNZ l’entrée). Je suis un peu septique car nous commençons par un tour en navette pour voir soit de loin deux zèbres, deux autruches, un lama, des antilopes et un taureau soit carrément des enclos vides ! Heureusement nous sommes rassuré par la suite quand à la qualité du parc.

En effet, nous quittons la navette à l’enclos des lions. Juste à l’heure pour les voir être nourris ! Dans l’enclos s’avance un camion transportant une cage à l’arrière de laquelle d’autres visiteurs (qui ont payés un supplément de 35DNZ) attendent avec un dresseur. Les lions prennent littéralement d’assaut le véhicule et grimpent sur le dessus de la cage, ou s’accrochent aux barreaux, tandis que le dresseur leur tend des morceaux de viandes. C’est une impressionnante curée, les lions emportent en rugissant des gros morceaux de bœufs pour les dévorer à l’ombre des arbres. Quel spectacle mais ce n’est que le début! Il nous attend tout un planning de nourrissage ! Nous poursuivons ainsi avec les girafes. Deux jeunes, un bébé et une vieille girafe attendent d’être nourris mais cette fois-ci nous allons participer. Un responsable du parc nous donne des branches d’acacias et nous ouvre l’accès à une plateforme surélevée. Les girafes ne sont pas intimidées et viennent au plus près pour arracher, avec leurs langues, les feuilles sur les branches que nous leur tendons. Nous sommes conquis et heureux comme de grands enfants! Les girafes se laissent même toucher ; j’ai l’impression de caresser un cheval ! C’est vraiment un super moment!

23 Février - Orana Park (10)

Les lions qui assaillent le camion.

23 Février - Orana Park (46)

23 Février - Orana Park (61)

Instants magiques avec les girafes.

Nous continuons avec les rhinocéros blancs, un groupe de trois individus viennent manger devant nous à un mètre de distance, juste derrière une série de plots de bois. Les pachydermes sont vraiment impressionnant mais reste plutôt placides. Ensuite c’est au tour des carpes du parc d’être alimentées ; moins atypique cette fois-ci. Puis vient le tour des guépards ; les magnifiques félins attendent et réclament la nourriture en une série de petits miaulements aigues. Là encore s’est la curée quand le dresseur leur donne les poulets. Les guépards emportent les carcasses et vont les cacher dans l’enclos pour les dévorer à l’abri. Avec Eva, je continue la visite du zoo, nous repassons devant les enclos du départ. Certains qui paraissaient vide s’animent quand le dresseur amène la nourriture (c’est le cas pour les chiens sauvages). Nous poursuivons le reste de la visite en observant des suricates, des loutres, des lémuriens, des kangourous, un tigre, des springboks et des oiseaux néo-zélandais dont le Kéas, et le Kiwi.  Nous restons jusqu’à la fermeture à 17h00, puis reprenons la route, passons à la Dump Station de Templeton et retournons dormir à Kaitorete Spit pour être tout près de Lincoln pour le lendemain.

23 Février - Orana Park (72)

Les rhinocéros blancs en train de manger : c’est la seconde fois que j’approche des rhinocéros, ces animaux sont fascinants.

23 Février - Orana Park (85)

Un guépard qui attend sa pitance à l’heure exacte !

Day 51 : Lundi 25 Février

Comme prévus nous retournons à Lincoln, mais avant de me rendre au laboratoire je passe chez le coiffeur vite fait pour être plus présentable. Au laboratoire je transmets mon CV et je me renseigne pour les possibilités d’embauche. Puis nous reprenons la route en direction du Nord-Ouest et faire un petit crochet par le village de Springfield avant de quitter définitivement les environs de Christchurch, où nous avons finalement passé une semaine. À Springfield nous prenons des photos d’un immense Donut car la ville homonyme de celle dans la série des Simpson surf sur cette image ! Puis nous roulons jusqu’aux environs d’Hanmer Springs plus au Nord dans les montagnes. Nous nous arrêtons le long de la route 7 pour passer la nuit.

22 Février - Kaitorete Spit (7)

À nouveau Kaitorete Spit.

25 Février - de Christchurch à Hamner Spring (13)

Le donut de Springfield.

Day 52 à 56 : du Mardi 26 Février au Samedi 02 Mars

Nous voulons passer un petit séjour à Hanmer Springs pour nous relaxer. Nous payons l’entrée pour deux jours aux bains thermaux de la ville (30DNZ pour deux jours). Le mardi nous optons pour davantage de fun en utilisant les toboggans et les divers « slides » aquatiques dont le sensationnel SuperBowl  (un immense entonnoir dans lequel on s’élance sur des bouées). Nous nous baignons dans tous les bassins pour retenir les meilleurs pour le lendemain. Les bassins vont de 25°C à 42°C. Nous alternons entre les piscines, la rivière à courant, les bains sulfureux, les bassins d’aquagym, et les jacuzzis. Le complexe accueille beaucoup de monde mais sa grande taille et la diversité des activités distillent la foule. Le mercredi c’est en connaissance des lieux que nous passons la journée à Hanmer Springs Thermal Pools. Nous y restons comme la veille jusqu’à la fermeture, c'est-à-dire jusqu’à 21h00 avant d’aller dormir en dehors de la ville au pied d’une rivière. Nous sommes ainsi détendus après cette cure de sels minéraux et ces massages d’aqua-thérapie. Nous avons enfin pris des couleurs ! Nous restons un peu plus longtemps en ville jusqu’à ce samedi pour profiter de l’Internet à la bibliothèque (recherches d’emplois et blog) avant de poursuivre notre route pour effectuer la dernière ligne droite du road-trip.

27 Février - Hanmer Springs (6)

26 Février - Hanmer Springs (3)

26 Février - Hanmer Springs (1)

Hanmer Springs Thermal Pool.

27 Février - Hanmer Springs (32)

Vue sur les montagnes depuis Hanmer Springs.

Prochainement je vous raconterais la fin du road-trip ; avec la découverte de la côte sauvage près de Kaikoura et les vignobles du Marlborough près de Blenheim avant de rentrer sur Wellington.

Par remichezleskiwis - Publié dans : Canterbury
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Jeudi 14 février 2013 4 14 /02 /Fév /2013 02:37

Me revoilà pour vous donner des nouvelles fraîches du road-trip. Cet article fleuve a été rédigé en grande partie depuis la petite ville de Palmerston et près d’Alexandra. Nous avons pas mal bougé durant la dernière quinzaine et ainsi découvert : au Sud-Ouest de l’île du Sud les impressionnants fjords, puis plus au Sud l’île quasi vierge de Stewart Island, et la région sauvage des Catlins et pour finir Dunedin la capitale de l’Otago.

Day 24 : Mardi 29 Janvier

Nous quittons le camping du DOC comme à l’aller ; c'est-à-dire en empruntant 40Kms de « gravel road » poussiéreuse. Sur le chemin nous prenons les derniers clichés d’un autre lieu de tournage du Seigneur des Anneaux ; le dernier avant un long moment! Nous roulons jusqu’à Te Anau, une petite ville paisible de 4000Hbts. Cette commune au pied du lac du même nom est la seule relativement importante sur la route des fjords. C’est la porte d’entrée de cette région indomptée du Fiordland où certaines parties n’ont encore jamais été foulées par l’homme. Nous nous arrêtons pour le traditionnel ravitaillement et pour utiliser la connexion Internet de la bibliothèque. Puis nous nous dirigeons vers le Nord sur les 119Kms de la National 94 pour rejoindre le Milford Sound ; c’est le seul grand axe qui s’enfonce dans les Fjords. Sur la route, je roule sur ce que je prends pour un papier d’alu et qui s’avéra être une pièce de moteur (cylindre à moitié coupé et enfoncé dans le bitume), plus de peur que de mal et quelques kilomètres plus loin un oiseau kamikaze percute le van, là encore aucuns dégâts. 

Nous pénétrons dans le Fiordland National Park. Avec ses 12000Kms² c’est le plus grand parc de la Nouvelle-Zélande. Ses 14 fjords et ses 5 grands lacs, sur 215Kms de long, sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Il demeure difficile de s’y déplacer autrement que par voies aériennes ou maritimes. Devant nous, la route dévoile de magnifiques paysages au milieu d’anciennes vallées glacières et d’épaisses forêts pluviales tempérées. Nous décidons de garder un bout de route pour le lendemain. Nous recherchons donc un emplacement dans un DOC campsite car tout type de freedom camping est interdit dans le parc. Nous avons l’embarras du choix avec pas moins de 10 campings (un tout les 5Kms en moyenne) mais la région est attractive et ils affichent complets. Nous sommes obligés de revenir un peu sur nos pas pour trouver, par chance, une place au minuscule DOC campsite de Smithy Creek (pour 6DNZ nous avons des WCs !).

28 Janvier - Mavora Lakes Campsite (136)

Cette lisière de forêt au départ de la réserve de Mavora Lakes apparaît dans deux scènes du Seigneur des anneaux : quand Aragorn, Legolas et Gilmi se trouvent devant le charnier d’Uruks Hai et quand Gandalf appelle Grispoil.

29 Janvier - Te Anau (6)

Au centre de Te Anau se dresse la statue du Takane : ce grand oiseau terrestre que l’ont présuma disparu au siècle dernier et qui a été redécouvert ici dans les montagnes du Fiordland. Preuve que la région est un sanctuaire (pour info la statue n’est pas à l’échelle !!!).

30 Janvier - de Smithy Creek à Milford Sound (22)

La nationale 94 a été achevée en 1953, c’est une des routes les plus dangereuses du pays avec les nombreuses avalanches et éboulis, et le verglas fréquent en hiver.

29 Janvier - de Marova Lake à Smithy Creek (19)

Mais les paysages qu’elle traverse valent le déplacement.

Day 25 : Mercredi 30 Janvier

Nous nous levons sous le soleil, et c’est tant mieux car une longue journée nous attend. Nous reprenons la route 94, la dernière partie s’annonce plus pentue et plus sinueuse. Dans le fond de la vallée, nous passons devant les eaux sombres du lac Gunn et rejoignons la vallée de Cleddar en franchissant les 1,2Kms du Homer tunnel. C’est le tunnel le plus impressionnant que j’ai eu à traverser. La circulation s’effectue par alternance avec des feux toutes les 15 minutes. L’intérieur est comme à sa création : parois à nues, sombres et étroites, et le tout est extrêmement pentu! La route redescend en lacets dans la Cleddar Valley. Nous effectuons un petit arrêt d’une heure pour visiter une curiosité géologique sur la rivière Cleddar : le Chasme. Il s’agit d’un gouffre où l’eau s’enfonce en sculptant des alvéoles dans la pierre et où viennent se nicher des troncs d’arbres. Après cette découverte atypique nous atteignons le petit hameau de Milford Sound (140Hbts) logé au fond du fjord du même nom. Nous avons directement une splendide vue sur l’emblématique falaise de Mitre Peak. C’est l’un des lieux les plus photographiés du pays.

30 Janvier - de Smithy Creek à Milford Sound (40)

Le tunnel Homer, situé 945m au dessus du niveau de la mer, fut achevé en 1953 (commencé en 1935) marque l’achèvement de la national 94. Avant 1953 l’accès au Milford Sound se faisait par les airs et la mer.

30 Janvier - The Chasm (8)

Le Chasm.

Nous pique-niquons devant ce panorama, et entamons une petite marche en direction du port. Là, pas moins de 5 compagnies proposent des croisières dans les fjords. Nous n’avions pas prévus de faire une croisière mais étant sur place et n’ayant finalement pas beaucoup de possibilité de voir l’intérieur du fjord nous nous laissons convaincre par l’une d’entre elles. Nous en choisissons une au prix raisonnable de 80DNZ et qui a l’avantage de disposer de petits bateaux pour approcher la côte au plus près. Nous voilà ainsi embarqué pour une croisière imprévue de 2 heures le long des 16Kms du fjord à bord d’un bateau de 70 places mais nous ne sommes qu’une dizaine à bord. Nous commençons la navigation sur les eaux profondes du fjord qui ont la particularité d’être composées d’eau douce sur leurs 3 premiers mètres (témoin des fortes précipitations : 4000mm/an). Nous passons au pied de Mitre Peak, nous y observons les stigmates, vieux d’une vingtaine d’années, d’une avalanche d’arbres, produite par effet domino.

30 Janvier - Milford Sound (2)

Le Mitre Peak est la plus haute falaise côtière au monde (1692m).

30 Janvier - Milford Sound (85)

30 Janvier - Milford Sound (137)

30 Janvier - Milford Sound (173)

Quelques photos prise à bord du bateau Mitre Peak 2.

Nous poursuivons avec la découverte de colonies de phoques à fourrures, qui ont trouvées refuge dans le fjord. Ensuite nous apercevons dans la paroi rocheuse des veines de quartz colorées vertes et jaunes ; la preuve de la présence de cobalt et d’or. Puis nous atteignons l’embouchure du fjord sur la mer de Tasman. Nous avons alors une vue sur la côte forestière sans réellement discerner le fjord et comprenons pourquoi James Cook passa devant le fjord sans jamais en trouver l’entrée. Sur le retour nous croissons de magistrales cascades. Le bateau passe sous les 146m des Stirlings Falls ce qui nous vaut une douche gratuite sur le pont extérieur. Et passe devant les magnifiques Bowens Falls (160m). D’autres cascades plus petites sont dispersées par le vent avant d’atteindre la surface de l’eau ! Nous faisons une courte halte pour déposer des passagers à l’observatoire marin, avec pour vue un sommet enneigé de plus de 2750m! Nous rentrons au port, ravis de notre choix. Nous reprenons la route après une petite marche le long de la côte.

30 Janvier - Milford Sound (140)

Stirlings Falls.

30 Janvier - Milford Sound (179)

Bowens Falls.

Sur le retour nous réempruntons le tunnel Homer, cette fois-ci dans le sens de la montée, le van respecte de lui-même les 30Kms/h de limitation de vitesse. Au bout du tunnel, nous faisons une pose pour laisser reposer le moteur qui a un peu chauffé. Nous assistons, là, à un drôle de spectacle ; des Kéas (perroquets de montagnes) s’adonnent au public. Nous continuons ensuite la route avec quelques courtes étapes. Nous nous rendons le temps d’une petite heure au Marian Falls. Nous y observons une série de jolis rapides dans la dense forêt. Puis nous nous arrêtons aux Mirors lakes ; des étangs à l’eau bleutée qui reflètent les montagnes. Nous achevons cette grande journée en arrivant au DOC campsite de Walker Creek au pied d’une rivière de montagne où nous trempons nos pieds.

30 Janvier - de Milford Sound à Walker Creek (21)

Un groupes de Kéas qui paradent fièrement devant le public.

30 Janvier - Mirror Lakes (11)

Les Mirors lakes.

Day 26 : Jeudi 31 Janvier

Nous quittons Walker Creek pour nous rendre à nouveau à Te Anau. Je compose et mets en ligne le précédent article et commence également des recherches d’emploi pour la suite de mon séjour en Nouvelle-Zélande. Vers 18h00 nous reprenons le road-trip en allant vers le Sud, après un tour à la station service et à la dump station. Nous longeons une partie des 61Kms du lac Te Anau (profond de 417m) et arrivons en vue de l’océan près du petit hameau de Papatotara. Nous marchons un peu le long de la grève sauvage et passons la nuit là en freedom camping.

31 Janvier - Papatotara (24)

31 Janvier - Papatotara (37)

Papatotara : encore un bon spot sauvage où passer  la nuit qui rappelle Barrytown.

Day 27 : Vendredi 01 Février

Je reprends le volant pour atteindre la région du Southland et sa grande agglomération : Invercargill. La ville fondée en 1850 par des immigrants écossais n’a pas le charme escompté. Mais nous nous y arrêtons tout de même pour faire quelques visites. En premier lieu, je me rends avec Eva, dans le grand parc de la ville : Queen’s Park. Là, nous pique-niquons sur l’herbe entouré d’une centaine de canards. Puis nous en faisons le tour, pour voir notamment les enclos animaliers et les volières. En traversant la ville nous photographions quelques bâtiments historiques emblématiques dont le fameux château d’eau en brique et First Presbyterian Church, une église de style Lombarde.  Nous profitons également de cet arrêt en ville pour faire des courses alimentaires et pour nous connecter à la bibliothèque (je poursuis mes recherches d’emplois). Nous quittons Invercargill par le Sud pour nous rapprocher de la ville de Bluff, un grand port d’exportation. La ville est aussi réputée pour ses huîtres. Nous y arrivons en 20 minutes et trouvons un coin pour dormir avec une magnifique vue sur l’océan. Nous sommes ainsi tout près pour notre expédition du lendemain…

01 Février - Invercargill (54)

Le fameux château d’eau d’Invercargill. Haut de 42m, il fut achevé en 1889 dans le style architectural néoroman.

01 Février - Invercargill (56)

First Presbyterian Church.

Day 28 : Samedi 02 Février

Je ne fais pas planer le mystère plus longtemps, si nous sommes à Bluff c’est essentiellement pour prendre le ferry pour Stewart Island. Ce samedi matin, nous nous levons donc pour une petite expédition sur la troisième île du pays en taille. Nous avons préparé nos packages la veille et quand nous arrivons au port à 8h00 nous avons juste à payer nos tickets pour le bateau (140DNZ l’aller-retour c’est un peu onéreux mais l’île vaut vraiment le détour). Je gare le van dans un parking surveillé de la compagnie maritime, et avec Eva, nous attendons sur le quai d’embarquement, le départ du ferry. Nous embarquons et dès 9h00, le ferry quitte le port. La traversée des 32Kms du détroit de Foveaux ne prend qu’une petite heure. Nous avons la chance d’avoir une mer d’huile et un soleil radieux pour celle nouvelle croisière. Nous atteignons le petit port d’Oban vers 10h00. C’est l’unique village de l’île avec une population de 500Hbts. L’atmosphère me rappelle curieusement l’île d'Ouessant en Bretagne. 

02&03 Février - Stewart Island (11)

Le port d’Oban sur Stewart Island.

02&03 Février - Stewart Island (40)

Mon imposant package sur Bragg Bay.

Nous commençons un petit tour d’Oban, et à l’office du DOC nous prenons tous les renseignements nécessaires auprès d’un guide. Nous nous enregistrons aussi et payons une nuit au camping sur la côte à Maori Beach (6DNZ). Ensuite nous entamons la marche, chargés comme des mulets à l’instar d’Abel Tasman. Mais cette fois-ci, je transporte en plus la tente et le duvet (je dois avoir 18Kgs sur le dos). Le début de l’excursion est assez éprouvant, car il fait chaud et le sentier est très vallonné. Cet effort est récompensé ; nous découvrons des lieux somptueux. Ainsi nous pique-niquons sur la magnifique plage de Bragg Bay où l’on distingue des affleurements de lave (témoin d’un passé volcanique). Nous passons également Dead Man Beach qui malgré le nom est un régale pour les yeux. Nous arrivons à peu près à mi chemin à Horseshoe Bay. Nous aurions pu venir directement par la route depuis Oban mais nous avons préféré garder celle-ci pour le chemin du retour et parcourir le chemin du littoral, plus photogénique.

02&03 Février - Stewart Island (64)

Dead Man Beach.

02&03 Février - Stewart Island (90)

Horseshoe Bay.

Nous longeons la grande plage d’Horseshoe Bay et nous attaquons le départ du North West Circuit Track au niveau de Lee Bay. C’est aussi le début du Rakiura National Park qui couvre 85% de l’île Stewart (1748Km²). À Lee Bay il nous reste encore 6Kms, nous aurions pu arriver en bus ici mais nous avons fait l’économie des 40DNZ (l’allé !). Nous mettons une heure et demie pour arriver à Maori Bay. Nous montons la tente sur cette petite aire de camping coincée, au milieu des dunes, entre une rivière et l’océan. Pendant qu’Eva récupère dans la tente, je fais une petite promenade aux alentours. Je trempe mes jambes dans l’eau qui à ma surprise n’est pas aussi glacée que je le pensais. Je marche de la sorte, le long du rivage, accompagné par une ribambelle de canards sauvages. C’est alors que je vois sortir de l’eau un aileron, puis une queue : pas de doute il s’agit d’un grand requin. Il n’est qu’à une trentaine de mètres mais j’estime qu’il doit bien mesurer 4 à 5 mètres. Je prends une photo avant que le requin s’enfonce à nouveau sous les eaux et je retourne sur la berge. Je me baignerais ailleurs.

02&03 Février - Stewart Island (131)

Maori Beach.

02&03 Février - Stewart Island (129)

Au premier plan un canard au second un grand requin blanc !

Je poursuis ma ballade jusqu’au bout de la plage, où se tient un pont suspendu au dessus d’une autre rivière, pour continuer le track. Je rentre à la tente et fais part à Eva de ma terrifiante rencontre. Nous retournons ensemble sur la plage mais aucunes traces du requin. À la place nous apercevons un gros phoque au pelage beige. Nous gardons nos distances car il semble plus agressif que les petits phoques à fourrure vus jusqu’ici. Il s’agit en fait d’un lion de mer. Il est peut-être venu trouver refuge sur la plage pour échapper aux crocs du requin ? Après quelques minutes, il plonge dans la mer et libère l’accès. Nous marchons un peu et rentrons dîner au campement. Nous nous préparons ensuite avec des lampes pour aller observer des Kiwis. Stewart Island est un sanctuaire pour l’oiseau et compte plus de 10 000 individus et surtout c’est l’espèce de Kiwis la plus grosse (un gros dindon). Après 2 heures passées le long de la plage et en forêt aux abords du sentier nous sommes malheureusement bredouilles. Nous avons entendus semble-t-il certains au loin mais cela s’arrête là. Je persévère en solo en restant une demi-heure de plus dans l’obscurité cette fois. Mais je ne suis approché que par deux gros opossums et une martre. Nous nous endormons en un claquement de doigt.

02&03 Février - Stewart Island (142)

Un lion de mer sur Maori Beach.

02&03 Février - Stewart Island (150)

Un gros opossum que j’ai surpris en début de nuit.

Day 29 : Dimanche  03 Février

Le lendemain, le ciel est gris mais, par chance, il n’y a pas eu de pluie dans la nuit. Nous retournons sur la plage pour une petite marche, puis nous emballons nos affaires et faisons nos adieux à cet endroit de rêve. Le chemin du retour est le même jusqu’à Horseshoe Bay où nous découvrons un autre lion de mer. Nous prenons notre pique-nique non loin. Puis nous rentrons par la route. À une encablure d’Oban, nous nous arrêtons à Butterrfield Beach. J’y prends un bain rafraîchissant, il n’y a pas de requin en vue mais je reste prudent et reste dans un mètre d’eau. Nous quittons Stewart Island, à 15h30. Nous sommes bien épuisés, après seulement 24Kms dans les jambes sur deux jours. Nous n’avons pas vu le Kiwi mais cette expédition nous a permis d’approcher la faune et la flore de l’île. À bord du ferry, nous avons à peine quitté le port que le capitaine nous invite à observer un requin. Il en fait le tour avec le bateau, et il nous explique qu’il s’agit d’un grand requin blanc ; ils sont présents en grand nombre dans le secteur ! Nous rentrons sur Bluff. Nous rassemblons le peu d’énergie qu’il nous reste pour aller au célèbre poteau cardinal de Stirling Point qui marque la fin de la national 1. Puis nous retournons à notre emplacement de camping à la sortie de la ville. Nous nous endormons rapidement, qu’il est bon de retrouver le confort du van.

02&03 Février - Stewart Island (100)

Sur Stewart Island et sur Bluff il y a ces sculptures représentant une chaîne d’ancre : elles symbolisent selon la légende l’ancre de la pirogue de Maui, le dieu maori qui pêcha l’île du Nord. L’île du Sud étant la pirogue et Stewart Island son ancre !

03 Février - Bluff (11)

Stirling point : le poteau jadis en bois a été vandalisé à répétitions ; il est désormais en acier et fortement ancré dans le béton.

01 Février - Bluff (5)

La côte près de Bluff  vue depuis notre emplacement de camping.

Day 30 & 31: Lundi 04 & Mardi 05 Février

Le lundi le temps est à la pluie, nous laissons Bluff derrière nous pour retourner à Invercargill en fin de matinée. Le planning du jour est simple : repos. Nous choisissons de passer une partie de l’après-midi à la piscine. Pour 5DNZ nous avons accès à tous les bassins, à la piscine à vagues et au Spa. Il fallait bien cela pour nous remettre de la marche avec nos lourds sacs à dos. Nous retournons aussi à la bibliothèque pour Internet et nous y restons jusqu’à sa fermeture à 19h00. Nous quittons ensuite Invercargill, cette fois-ci définitivement. Nous roulons dans la campagne à l’Est de la ville. C’est difficile de s’orienter dans ce réseau de petites routes. Mais nous atteignons tant bien que mal le village de Mataura où nous passons la nuit. Le lendemain nous restons à la bibliothèque de cette petite ville, je poursuis mes recherches via Internet et reprends complètement mon CV avec l’aide d’Eva. Nous faisons ensuite un crochet par la ville de Gore pour faire un complet ravitaillement. Après cela, nous retournons vers le Sud, où nous stoppons pour la nuit près du hameau de Fortrose.

05 Février - Gore (3)

Gore est une ville qui organise chaque année le Gold Guitar Awards, un concours de musique country.

06 Février - Cathlins (2)

Fortrose : un jolie coin pour dormir et en plus qui dispose de toilette !

Day 32 : Mercredi 06 Février

Le réveil à Fortrose est synonyme de la découverte d’une nouvelle région, souvent délaissé par les guides touristiques : les Catlins. Pourtant les 172Kms de long de cette côte sauvage, aux allures d’Irlande demandent que l’on s’y arrête. Nous quittons Fortrose et son camping gratuit pour la première étape de la journée 20Kms plus au Sud : Waipapa point. L’endroit marque le début de la côte Ouest des Catlins. Nous y découvrons une petite colonie de lions de mer et une reconstitution en bois d’un ancien phare. La deuxième étape est Slope Point, l’intérêt ici est de fouler le point le plus australe de l’île du Sud (mais sur Stewart Island nous étions plus proche de l’Antarctique). Et enfin nous arrivons à l’étape majeure de la journée : Curio Bay et Porpoise Bay. La première baie abrite une curiosité naturelle (d’où son nom) en la présence d’une grande quantité de troncs d’arbres fossilisés. Mais c’est également un lieu exceptionnel pour apercevoir le plus rare manchot au monde : le manchot antipode. Nous discutons avec un ranger du DOC qui nous donne tout un tas d’informations. Il y a sur cette plage 23 individus, mais nous n’observons qu’un seul nid avec 2 jeunes manchots. Les parents sont en mer pour pêcher et rentre qu’en soirée (19h-20h) ; nous repasserons. Et toujours sur les conseils du ranger, nous nous rendons à la seconde baie où l’on peut observer des dauphins ! Je reste un peu septique, après les Kiwis de Stewart Island annoncés comme immanquables. Nous arrivons sur la plage, et je suis heureux de constater qu’effectivement les dauphins sont au rendez-vous. Deux d’entre eux pêchent ou jouent dans les vagues, mais très vite nous en observons d’autres. Ils foncent dans les vagues telles des torpilles et par moment jaillissent de l’écume par une série de bonds. Nous restons là, avec d’autres touristes à les regarder. C’est ma seconde rencontre avec des dauphins sauvages. Je suis ravi pour Eva pour qui c’est la première fois. Nous continuons ensuite sur la plage en direction de la pointe rocheuse et rejoignons Curio Bay juste à l’heure pour le retour des manchots. Nous en voyons 7 qui rentrent nourrir leurs petits. Nous restons à distance pour ne pas les déranger. Nous rentrons au van et reprenons la route jusqu’à Niagara Falls, la plus petite chute du pays et l’une des plus petite au monde. Mais le lieu reste anecdotique et nous ne nous y attardons pas. Nous dormons le long de la route dans les collines au milieu des Catlins.  

06 Février - Cathlins (8)

Lions de mer à Waipapa Point.

06 Février - Cathlins (71)

Cette forêt pétrifiée date du Jurassique, c’est le résultat d’une immense coulée de boue (lahar) qui a engloutit une forêt.

06 Février - Cathlins (97)

Ces céphalorhynques à front blanc sont les plus petits dauphins au monde.

06 Février - Cathlins (132)

Ce jeune manchot antipode (où Yellow eyes pinguins en anglais) est sortis de son nid pour attendre le retour de ses parents.

Day 33 : Jeudi 07 Février

La journée de la veille était dédiée à la faune, celle-ci le sera pour les cascades ! Nous avons élaborés un planning pour voir 4 d’entre elles. Nous commençons le matin par la plus grande des chutes : Mc Lean Falls (22m). Pour la rejoindre : une piste un peu pentue à travers champs pour arriver au parking puis 20 minutes de marches en forêt. C’est une belle cascade sur plusieurs niveaux. Nous nous rendons au pied de la plus haute partie où il y a une petite retenue d’eau. Nous poursuivons les visites, vient ensuite en chemin, la découverte du petit lac Wilkie. Dix minutes de marches nous permettent de voir ce ravissant lac où se reflètent les arbres. Nous avions prévus de voir Cathedral Cave (des grottes dans les falaises côtières) mais le site n’ouvrait qu’en soirée en raison de la marée! Ensuite nous nous arrêtons pour observer deux cascades accolées : Matai Falls et Horseshoe Falls. Là encore nous n’avons qu’à marcher 15 minutes pour atteindre les chutes dans la forêt. Elles sont moins impressionnantes que celles de Mc Lean. Nous continuons la route vers l’Est pour arriver à la dernière cascade, plus connue : Parakaunui Falls. En 10 minutes, nous sommes aux pieds des chutes de 20m qui s’écoulent en escalier. Nous revenons au van et décidons de dormir dans le coin au DOC campsite de Parakaunui (6DNZ). Quel magnifique camping au bord de l’océan, avec une immense plage, dominée par une gigantesque falaise abrupte, et où paresse un lion de mer. Le site a du succès, je compte une douzaine d’autres véhicules.

07 Février - Catlins (19)

Eva et moi, devant la partie supérieur de Mc Lean Falls.

07 Février - Catlins (28)

Matai Falls.

07 Février - Catlins (29)

Horseshor Falls.

07 Février - Catlins (34)

Parakaunui Falls.

Day 34 : Vendredi 08 Février

C’est le dernier jour dans les Catlins, nous consacrons la matinée aux dernières visites. Nous débutons par Jack’s Blowhole, un trou profond de 55m, à 200m du rivage, et relié par un tunnel dans la falaise. La mer s’y engouffre violement et gronde tel le tonnerre. Après cette petite marche d’une heure nous allons au suivant lieu d’intérêt. Nous roulons toujours vers l’Est pour atteindre la pointe orientale des Catlins : Nugget Point. Cette portion du littoral  déchiqueté, abrite une immense colonie de phoque à fourrures. Nous marchons jusqu’à la pointe où est perché un petit phare construit en 1869. Nous observons les bruyants phoques à fourrures en contrebas sur la côte. Après cette promenade sous le soleil, nous prenons la route pour Dunedin et quittons les Catlins en fin de matinée. Nous atteignons Dunedin au bout d’une heure et demie. La capitale de l’Otago fut fondée par des pionniers prebystériens venue d’Ecosse en 1848. Nous débutons la visite du centre-ville, qui s’articule autour d’une place octogonale nommée l’Octagon. On y trouve des bâtiments de style Victoriens et Edouardiens parmi les plus beaux du pays. Nous rentrons à l’intérieur de St Paul’s Cathedral qui dispose d’une voûte gothique (la seule église du pays). Puis nous sortons de l’Octagon pour visiter la gare ferroviaire. Cet édifice construit en 1906 dans le style flamand est sans doute le plus beau des anciens bâtiments du pays. L’intérieur est richement décoré avec des mosaïques, des frises et des vitraux. Nous quittons la ville en fin d’après-midi, après avoir refait nos réserves d’eau et de nourriture. Nous prenons la route vers l’Est et la péninsule d’Otago qui protège le port et la baie de Dunedin. Nous roulons jusqu’à Allans Beach. Nous explorons les lieux avant la tombée de la nuit ; sur la plage il y a quelques lions de mer qui s’apprêtent eux aussi à dormir.

08 Février - Catlins (3)

Parakaunui Bay.

08 Février - Catlins (39)

Nugget Point doit son nom est îlots rocheux qui parsème la côte.

08&10 Février - Dunedin (19)

08&10 Février - Dunedin (29)

08&10 Février - Dunedin (31) Détails architecturaux dans la gare ferroviaire de Dunedin : Les guichets et la verrière.

Day 35 : Samedi 09 Février

Il fait encore bien beau, nous commençons la journée en retournant marcher sur Allans Beach, nous explorons davantage la baie. Les lions de mer sont toujours là, rejoins sur les rochers par des phoques à fourrures. Après cette marche dans un décor de rêve, nous allons pique niquer au Nord de la Péninsule, à Taiaroa Head. On y trouve le Royal Albatross Centre, où l’on peut observer l’oiseau et son unique site continental de nidification. Mais les 80DNZ pour approcher le nichoir nous refroidisse, même pour rentrer dans (l’office qui donne quelques infos sur l’oiseau) on doit payer 5DNZ. Nous restons à l’extérieur, nous avons la vue sur la colonie de mouette et c’est gratuit! Nous contemplons la pointe sauvage et repartons au centre de la péninsule pour trouver un bon spot pour passer la nuit. Nous nous arrêtons à Seal Point Road, plus précisément au départ de la marche pour Sandfly Bay. Ce n’était pas prévu dans notre programme mais il s’avère que le lieu est magnifique et abrite des manchots antipodes dans les dunes. Nous nous y rendons avec les derniers rayons du soleil. Nous apercevons effectivement les oiseaux sur le sommet des dunes et nous prenons de superbes clichés du ciel flamboyant, puis nous rentrons au van avec les lampes torches.

Allans Beach

Allans Beach.

Taiaroa Head

Taiaroa Head.

Sandfly (1)

Sandfly (2)

Sandfly Bay.

Day 36 : Dimanche 10 Février

Nous nous levons un peu plus tardivement, je débute la rédaction du blog, puis nous retournons après le déjeuner sur Dunedin. Nous passons à la bibliothèque et quand nous sortons nous retrouvons une amie d’Eva : Imogen. Nous discutons dans un café donnant sur l’Octagon. Imogen étudie la microbiologie, comme moi, mais elle est en première année de doctorat à l’université de Dunedin. J’en profite pour me renseigner et comparer les débouchés ici. Nous passons 2 heures à discuter et nous la laissons pour reprendre la route pour le Nord et la petite ville de Palmerston. En chemin nous nous arrêtons à Baldwin Street, la rue la plus pentue du monde selon le Guinness Book of records. Nous mettons 10 minutes pour la gravir, elle coupe un peu les jambes et les rares voitures qui s’y risquent sont des 4x4. Nous roulons jusqu’à Palmerston, et nous dormons en rase campagne près d’une lagune.

08&10 Février - Dunedin (49)

Baldwin street et ses 35% d'inclinaison. 

Day 37 & 38: Lundi 11 Février et mardi 12 Février

Après une nuit reposante dans la campagne nous nous rendons à la bibliothèque de Palmerston (minuscule ville en comparaison avec son homologue de l’île du Nord). Je finis de rédiger mes « covers letters » et j’envois mes candidatures pour des propositions de travail. En fin d’après-midi, nous nous rendons à 20Kms au Nord, sur la côte pour une curiosité locale : les Moareki Boulders. Ces sphères quasi-parfaites seraient des sédiments qui se seraient amalgamées en boules puis se seraient fossilisés. Là, près du village de Moareki, baignent dans le Pacifique une trentaine de ces sphères. L’aire de répartition est vraiment petite ce qui renforce le caractère surnaturel des lieux. Nous sommes tout de même un peu déçu car nous pensions le site plus grand mais nous sommes à marée haute, peut-être se cachent d’autres boulders sous les eaux. Nous revenons au van et nous stoppons entre Moareki et Palmerston sur une aire de pique-nique. J’y continue la rédaction du blog et nous y passons la nuit. Le lendemain, nous retournons à la bibliothèque de Palmerston pour à nouveau utiliser Internet. Puis nous faisons le plein et prenons la route d’Alexandra. Nous revenons dans l’Otago  central, nous traversons ces étendues sèches où les arbres sont rares. Nous décidons de dormir non loin d’Alexandra dans l’Ida Valley, plus précisément à 2Kms de Poolburn, une zone qui a servi de lieu de tournage au Seigneur des anneaux pour représenter le Rivermark. Cette lande parsemée de chaos rocheux de schistes est le lieu idéal pour représenter les terres du Rohan.

11 Février - Moeraki Boulders (36)

Moeraki Boulders.

12&13 Février - Ida Valley (74)

12&13 Février - Ida Valley (8)

Les rochers de schiste de l’Ida Valley et le lac de Poolburn.

Ainsi se clôture cette longue étape, une grosse boucle et un retour dans l’Otago. Demain nous passons de nouveaux chez les amis d’Eva à Cromwell, puis nous nous dirigerons vers le Mt Cook National Park et le Canterbury. J’ai pratiquement rattrapé tout le retard sur la mise en ligne des albums photos (il ne reste que la péninsule d'Otago à mettre en ligne) mais je commence à bientôt être à court de place sur le blog ! J’en profite pour souhaiter une joyeuse Saint Valentin à Eva <3 qui a beaucoup de patience avec la rédaction du blog. À bientôt.

Par remichezleskiwis - Publié dans : Southland
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